En France ou dans la Silicon Valley, la blockchain répand sa bonne parole partout

La rédaction de Questions de transformation - 19 avril 2019

0
1
Inscrivez-vous
à la newsletter
En France ou dans la Silicon Valley, la blockchain répand sa bonne parole partout
En lançant la Paris Blockchain Week cette semaine, le gouvernement a  clairement annoncé son ambition : devenir une « crypto-nation ». Pionnière dans la définition d'un cadre juridique pour la blockchain et les cryptoactifs, la France souhaite également imposer une régulation à l'échelle européenne, comme annoncé lundi 15 avril par le ministre de l'Économie et des Finances, Bruno Le Maire. Via une tribune publiée dans Capital , les trois associations historiques de la blockchain interpellent justement les pouvoirs publics sur les besoins réels de ceux qui contribuent au quotidien à l'écosystème. « Pour donner à la France une place dans le monde émergent des échanges décentralisés, il est essentiel d'accepter réellement l'innovation et de regarder en face les "cryptos", bitcoin et ether en tête, ainsi que les personnes qui y contribuent : les développeurs, entrepreneurs, chercheurs. À l'image d'Internet, qui ne fut pas La Poste ou le Minitel en plus rapide, les actifs numériques représentent un nouveau monde, une nouvelle classe d'actifs et de nouveaux usages radicaux à explorer », écrivent l'Asseth, Le Cercle du Coin et la Chaintech.

Dans la Silicon Valley, Facebook a bien compris l'impact potentiel de l'innovation dans les cryptomonnaies sur le marché du paiement en ligne. Comme l'assure Computer World, citant des révélations de Bloomberg et The New York Times, Facebook serait en train de développer sa propre cryptomonnaie : « Une stratégie qui en plus de lui rapporter des milliards d'euros pourrait permettre au réseau social de se débarrasser des bots et des fake news. » Rappelant que Facebook s'est contenté de confirmer qu'une équipe dédiée était bien en train d'explorer les capacités de la technologie des registres distribués, Computer World explique « qu'une cryptomonnaie propre permettrait aux utilisateurs de WhatsApp, propriété de Facebook, d'effectuer des transactions via la messagerie, sur le modèle de PayPal ou Venmo. À la différence, cette fois, qu'il n'y aurait aucun intermédiaire ».

Qui dit blockchain, dit aussi pour les investisseurs, autre chose que les cryptomonnaies et bitcoins, comme c'est encore le cas pour le grand public. C'est d'ailleurs parce que les fonds ont compris les solutions que peut apporter la nouvelle technologie dans la santé, l'énergie, le paiement, le management de la supply chain, l'agriculture et la gestion publique, entre autres, que les investissements dans la blockchain n'ont jamais été aussi élevés, comme l'explique Forbes : « Fondé en 2017, le New Global Capital Investor Fund (NGC) reste un des principaux investisseurs institutionnels dans la blockchain, contribuant au développement de projets leaders comme Zilliqa, Ontology, NKN, Oasis, Mainframe, Certik, Bluzelle, and Iotex. Aujourd'hui 40% de ses investissements se concentrent en Chine, où la blockchain explose. "Nous allons là où sont les talents", résume Roger Lim, Founding Partner de NGC. » Ce sont ces talents que la France cherche justement à attirer.

Plus de contenus
Plus de contenus
S'inscrire à la newsletter hebdomadaire
Vos données personnelles sont uniquement utilisées pour vous envoyer la newsletter EY « La question de la semaine ». Vous pouvez à tout moment vous désinscrire en utilisant le moyen de désabonnement indiqué dans la newsletter. Pour en savoir plus sur la gestion de vos données et vos droits, veuillez consulter les conditions générales d’utilisation du Site.
{POPUP_CONTENT}