Face à l’urgence climatique, Etats et entreprises sont volontaires, mais timides

La rédaction de Questions de transformation - 27 septembre 2019

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Face à l’urgence climatique, Etats et entreprises sont volontaires, mais timides

Trois jours après une grève mondiale pour le climat qui a battu les records de mobilisation, le sommet spécial des Nations unies à New York a lancé lundi la Climate Week, une semaine d'actions en faveur de la lutte contre le réchauffement climatique. Invitée par l'ONU en ouverture du sommet, Greta Thunberg a accusé avec fureur les États de ne pas agir dans la lutte contre le dérèglement climatique. Malheureusement pour notre planète, si une centaine de dirigeants, de chefs d'entreprise ou de représentants de la société civile se sont employés à lui donner tort, « le bilan du sommet reste très mitigé, bien en deçà des attentes de citoyens et des demandes du secrétaire général de l'ONU, qui avait appelé les États à venir avec des "plans concrets et réalistes et non pas des discours" pour réduire drastiquement leurs rejets carbonés et sortir du charbon », regrette Le Monde.

Si seulement 68 nations, essentiellement des pays en développement pesant pour 6,8 % des émissions, se sont engagées à accroître leurs efforts d'ici à 2020, le Guardian rapporte que, selon une étude de la société d'analyse de données Arabesque S-Ray, plus des quatre cinquièmes des plus grandes entreprises du monde auront beaucoup de mal à atteindre les objectifs à horizon 2050 fixés par les accords de Paris. « Les analystes révèlent même que plus des deux tiers des 200 entreprises les plus puissantes de la planète ne publient toujours pas leurs chiffres d'émission de gaz à effet de serre », rapporte le quotidien anglais.

Autre constat alarmant et angoissant, celui livré par le GIEC, mercredi à Monaco, dans son rapport spécial sur les océans et la cryosphère. Dans un document de 900 pages, qui constitue le dernier volet d'une série de trois rapports spéciaux commandés par l'ONU, le groupe d'experts intergouvernemental tire la sonnette d'alarme, comme le rapporte la BBC  : la hausse du niveau des océans pourrait, à terme, déplacer 280 millions de personnes dans le monde d'ici à 2100, et cela dans l'hypothèse optimiste d'un réchauffement climatique limité à 2 °C par rapport à l'ère préindustrielle.
Par ailleurs, le GIEC prévoit aussi que 30 à 99 % du permafrost fondent d'ici à 2100, si les émissions de gaz à effet de serre se poursuivent au rythme actuel. 

Comme l'ont rappelé tous les chefs d'État africains qui se sont exprimés à l'ONU, les pays les plus pauvres sont aussi les plus menacés et l'Afrique est en première ligne. « Le président djiboutien a ainsi évoqué la submersion prévisible de sa capitale à un horizon de quelques dizaines d'années. Et le président tchadien, le résultat meurtrier ces dernières années pour toute la région de la dégradation du lac Tchad », rend compte RFI : « Les orateurs africains étaient donc sur la même ligne : leurs pays ne pourront pas s'en sortir s'ils ne sont pas aidés et si les pays les plus riches ne tiennent pas les promesses de l'accord de Paris. »

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