Le sport féminin marque un essai… à transformer

La rédaction de Questions de transformation - 08 mars 2019

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Le sport féminin marque un essai… à transformer
L'an dernier, 5 millions de téléspectateurs ont suivi les Françaises en finale de l'Euro de handball. Un record pour une compétition féminine que les Bleues vont tenter de battre cet été lors de la Coupe du monde, organisée dans l'Hexagone du 7 juin au 7 juillet. L'occasion pour le sport féminin de s'imposer encore plus dans le paysage des retransmissions sportives, où il ne pèse toujours pas 20 %. Selon un sondage Odoxa pour RTL et Groupama, deux Français sur trois comptent suivre le Mondial féminin qui, à 100 jours de son lever de rideau, provoque déjà un engouement populaire historique. « On est aujourd'hui à plus de 500 000 billets vendus, ce qui est extraordinaire. 150 000 billets ont trouvé preneurs  à Lyon et 120 000 à Paris, pour ne citer que ses deux villes », se félicite le patron de l'organisation Erwan Le Prévost sur RTL.
L'enthousiasme des Français pour les Bleues se comprend mieux si on le replace dans le contexte de l'essor de la pratique sportive professionnelle des femmes dans l'Hexagone. « Doucement mais sûrement, le sport féminin gagne du terrain. En cinq ans, il a vu son nombre de licences augmenter de 40 % », explique ainsi CNews , pour qui la Coupe du monde estivale pourrait être un véritable tremplin. « Les regards sur les footballeuses ont changé, ce ne sont plus les mêmes qu'il y a quelques années », se réjouit Grace Geroyo, joueuse du Paris Saint-Germain. « Aujourd'hui, on se rend compte que nous sommes suivies, que les gens nous connaissent et qu'ils regardent nos matchs », assure de son côté Lenaïg Corson, du XV de France féminin.

Malgré ces avancées égalitaristes dans le traitement et la considération médiatique et populaire, les discriminations en matière de salaires des athlètes restent encore souvent criantes entre les sexes, avance Express Business, dans une enquête enrichissante sur la culture de l'égalité salariale dans les sports d'hiver, qui font donc figure d'exception. « Une enquête de la BBC de 2017 a montré que 7 sports d'hiver sur 8 accordaient la même récompense aux athlètes des deux sexes. En outre, la moitié des skieurs alpins les mieux payés, y compris parmi ceux qui remportent le plus de compétitions, sont des femmes. Par contraste, dans le basket-ball, le salaire moyen d'une joueuse est de 78 000 dollars aux États-Unis, contre 7,8 millions de dollars pour ses homologues masculins », écrit le pure player

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