Les scientifiques au chevet du sommeil

La rédaction de Questions de transformation- 15 mars 2019

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Les scientifiques au chevet du sommeil
Si vous ne le saviez pas, ce vendredi est la Journée internationale du sommeil. Eh oui. Le premier intérêt de l'événement consiste à mettre en exergue des études scientifiques et comportementales sur une pratique quotidienne impactée par les évolutions sociétales. La preuve avec le baromètre de Santé publique France, publié mardi dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire. Comme le rapporte Le Monde, l'enquête démontre que les Français dorment de moins en moins : « En moyenne, leurs nuits ont raccourci d'une heure à une heure trente en cinquante ans. Pour la première fois, leur temps de sommeil est passé sous les sept heures par nuit, en incluant les jours de repos. L'omniprésence des smartphones et des écrans, mais aussi le bruit, expliquent entre autres ce phénomène. »

Dormir moins longtemps et moins bien est aussi le lot des jeunes parents, mais évidemment à une autre échelle. Selon SciencePost, « une récente étude menée à long terme sur plus de 5 000 participants nous révèle l'impact de la naissance d'un enfant sur le sommeil des parents. Il faudrait en moyenne patienter 6 ans avant de retrouver ses pleines habitudes ». Pour entrer un peu dans le détail, l'étude, dirigée par Sakari Lemola et publiée dans la revue Sleep, a observé qu'au cours des trois premiers mois de la vie de l'enfant, les mères dorment 1 heure de moins qu'avant, contre 15 minutes pour les hommes.

Mais pourquoi notre corps a-t-il besoin de dormir ? La question est d'autant plus pertinente que, lorsque l'on sommeille, notre vigilance est totalement relâchée. Une des réponses est livrée par Sciences et Avenir : lorsque nous dormons, le cerveau enclenche la réparation des dégâts subis par l'ADN. L'hypothèse est émise par des scientifiques de l'Université Bar-Ilan, en Israël. « L'information génétique est portée par les chromosomes de nos cellules, constitués d'une double hélice d'ADN. Ce matériel génétique subit continuellement des dommages par des causes extérieures ou intérieures. Le simple fait d'avoir une activité neuronale cause des dégâts. Ces agressions provoquent des coupures et des distorsions de l'hélice d'ADN. Ces dommages sont heureusement réversibles », développe le magazine scientifique. 

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