Pour préparer son futur, le luxe se digitalise et se féminise

La rédaction de Questions de transformation - 19 juillet 2019

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Pour préparer son futur, le luxe se digitalise et se féminise
La semaine dernière, plus de 1 000 professionnels se sont retrouvés à Paris au Salon du Luxe, pour débattre des mutations, de l'avenir et des enjeux stratégiques du luxe, une industrie qui se transforme pour préparer le futur. La preuve avec Chanel, qui en 2018 a investi plus de 1 milliard de dollars pour soutenir son développement à long terme, soit 9 % de ses ventes. « Cette accélération va se poursuivre en 2019 et en 2020 », précise aux Echos Philippe Blondiaux, directeur financier de la maison de la rue Cambon, convertie au digital. « En 2018, Chanel a lancé son site de e-commerce dans 13 nouveaux pays. Fidèle à sa stratégie, la marque propose sur la toile ses parfums et ses cosmétiques, mais pas ses articles de prêt-à-porter ni ses sacs à main, pas plus que ses pièces d'horlogerie joaillerie. Les boutiques restant le point de contact essentiel avec sa clientèle. Mais ces dernières vont se digitaliser », développe Les Echos.
Parce que les nouvelles technologies vont peu à peu faire leur apparition dans ses magasins, Chanel est entré l'an passé au capital de la plateforme britannique Farfetch, qui, comme l'explique Les Carnets du Luxe, veut faciliter l'expérience d'achat en fluidifiant l'e-commerce dans le luxe grâce à Libra, la nouvelle plateforme blockchain qui verra le jour en 2020. Totalement sécurisée, Libra doit assurer une diversité d'utilisations au niveau commercial. Elle soutiendra également une cryptomonnaie. « Nous pensons que la blockchain profitera à l'industrie du luxe en améliorant la protection de la propriété intellectuelle, la transparence dans le cycle de vie des produits », assure José Neves, PDG et coprésident de Farfetch. 

Si la blockchain peut révolutionner l'achat en ligne, le développement mondial du marché de luxe est déjà porté par le continent africain, grâce à l'émergence d'une classe d'entrepreneures, dirigeantes et consommatrices. « En Afrique subsaharienne, une partie de la population locale se montre avide de consommation d'exception, en Afrique du Sud, en Côte d'Ivoire, au Kenya, en Angola, et particulièrement au Nigeria. Loin de tout afro-pessimisme, la région pourrait devenir le prochain eldorado du luxe, un secteur dans lequel les femmes jouent un rôle à la fois comme dirigeantes... et donc clientes », analyse L'Express

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