La nouvelle stratégie d'acquisition des "big pharmas" est-elle un choix de transformation profonde ?

Propos recueillis par la rédaction de Questions de transformation- 20 mars 2017

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Marc - André Audisio
Associé EY Transaction Advisory Services
C'est un changement structurel qui s'est confirmé en 2016. À l'image de Sanofi, les laboratoires pharmaceutiques se séparent de certaines activités pour se concentrer sur les plus porteuses, notamment l'oncologie, le diabète et les thérapies des maladies auto-immunes. Le secteur de la pharma s'est tout le temps restructuré, sans jamais se reposer sur ses lauriers. C'est de plus en plus vrai aujourd'hui, avec la pression des organismes payeurs dans un contexte où les big pharmas sont challengées par les laboratoires spécialisés de taille intermédiaire et les biotechs.

 Primo, les big pharmas sont confrontées à une nouvelle problématique de rentabilité, due à la pression des organismes payeurs sur les prix et leur analyse de la valeur ajoutée des médicaments pendant les traitements. Secundo, elles ont été aveuglées par les résultats positifs, la création de valeur, la hausse des valorisations boursières et ne se sont pas rendu compte d'un écart de croissance persistant avec le marché. Elles sont donc obligées de se lancer dans les programmes d'acquisition dans un contexte de changement de stratégie : désormais, les big pharmas recherchent le leadership dans un portefeuille de thérapies réduit.

Ce choix, de se focaliser sur un nombre de marchés moins important, leur permet de se doter d'un arsenal de médicaments apte à proposer une thérapie complète et être en positon de force avec les organismes payeurs. En 2013 et 2014, les laboratoires spécialisés ont profité de la baisse d'activité des big pharmas en fusion-acquisition, mais ils sont aujourd'hui fragilisés et devenus des proies.
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