Que vaudraient les données sans l'homme ?

Propos recueillis par la rédaction de Questions de transformation- 14 octobre 2016

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Arnaud Laroche
Associé EY
L'homme est au centre de la production de données, à travers ses interactions sociales, commerciales, comportementales... Toutes ces données n'ont de valeur que par ce qu'on leur fait dire et par les usages que l'on en fait. Le grand sujet est donc de savoir si l'intelligence artificielle, qui consiste à reproduire les mécanismes d'apprentissage du cerveau, va remplacer l'homme.

L'une des forces de l'homme reste sa capacité à se poser des questions sur la disruption et sur sa place dans son environnement, en intégrant une part de rationnel et d'irrationnel. Il n'est pas sûr que l'on invente une machine qui sera capable de se poser des questions sur elle-même ! Face au déferlement des données, l'homme a besoin de la puissance de calcul de la machine, mais dans un monde de plus en plus algorithmique, le danger serait de perdre la main sur la manière d'allouer les ressources, en en donnant trop à la machine et trop peu à l'homme. Ou alors que cette connaissance se concentre entre les mains de quelques experts dont on peut espérer qu'ils resteront bienveillants et pas seulement tournés vers leurs intérêts personnels.

La donnée est un actif qui a été trop longtemps négligé et qui est devenu un enjeu majeur, au centre des questions sur la réputation, la sécurité, la gouvernance... Si la data science n'est pensée qu'à partir de l'algorithme, cela ne fonctionnera pas. Les entreprises doivent être capables de faire travailler ensemble des profils différents pour valoriser intellectuellement leurs données, mettre l'entreprise en mouvement et animer tout un écosystème. 

L'approche par la data permet de piloter la gestion de l'entreprise, de détecter les dysfonctionnements, d'adapter la politique de prix des produits... Dans le retail, les sujets sur l'adaptation du niveau des prix des produits vont devenir de plus en plus importants. Sur le volet des ressources humaines, la data permet de modéliser le corps social de l'entreprise, les flux métiers ou encore les parcours professionnels.
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