Alexandre Cadain, l'utopiste de l'intelligence artificielle humaniste

La rédaction de Questions de transformation- 10 mai 2017

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Alexandre Cadain, l'utopiste de l'intelligence artificielle humaniste
« Je suis convaincu que l'intelligence artificielle concentre les plus belles opportunités d'innovation pour le bien commun dans le siècle à venir. » Alexandre Cadain n'est pas un prophète futurologue, juste un utopiste réaliste qui assume sa foi dans une technologie qu'il pense capable de rendre notre monde meilleur. « Ma vision, c'est que l'on vit une époque magique, où l'accélération des technologies ouvre une myriade d'opportunités que l'on gâche par manque d'imagination ou de courage. On produit des technogadgets inutiles, des chatbots qui optimisent notre placement au cinéma au lieu d'aborder les grands défis de l'humanité, enfin accessibles. Il faut redécouvrir la puissance des utopies, en imaginer de nouvelles pour inspirer les laboratoires », assure-t-il.

Diplômé d'HEC Paris et de l'ENS Ulm, ce passionné d'art contemporain se spécialise il y a trois ans sur les ressorts de l'innovation radicale, après une année à travailler sur des mesures d'impact sociétal de projets business tech dans des pays en développement. Surpris que la révolution numérique ne change en réalité pas grand-chose à nos taux de croissance ni à nos modes de vie, celui qui, enfant, rêvait « de construire une planète où les châteaux crachent des nuages que les enfants peuvent animer s'ils en reconnaissent les formes », en vient à monter un séminaire à l'École Normale Sup. Avec « Postdigital », il explore le futur des technologies, en particulier de l'intelligence artificielle, avant de partir à Los Angeles rejoindre Hyperloop Transportation Technologies.

Chargé des programmes de recherche en connexion avec la recherche académique pour le faramineux projet Hyperloop, la jeune pépite française de l'IA décide récemment de s'engager sur l'IBM Watson A.I. XPRIZE, en tant que représentant européen. « J'ai sourcé pendant un an et j'accompagne pour les trois ans à venir des dizaines d'équipes et projets capables d'impacter positivement un milliard de vies humaines d'ici à 2020, par leur application de l'IA », explique-t-il. C'est aussi parce qu'il veut justement accompagner les grandes organisations dans leurs transformations vers une stratégie « AI-First » et accélérer de jeunes projets « capables d'impacter un milliard de personnes » que le Français se lance en parallèle dans une autre aventure : son propre labo Anima, dédié à l'intelligence artificielle positive.

« Nous allons travailler dès cet été avec les Nations Unies sur des stratégies IA pour trouver des pistes de résolutions de leurs 17 défis, allant de la faim dans le monde à la mobilité, en passant par le changement climatique », s'enthousiasme-t-il. Si Thomas More pouvait voir cela...
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