Alexandre Pochon, le samaritain digital des patients d'hôpitaux

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Alexandre Pochon, le samaritain digital des patients d'hôpitaux
« Paradoxalement, nous sommes connectés partout dans le monde, mais pas dans les hôpitaux », regrettait il y a quatre ans, Alexandre Pochon, le fondateur et directeur général d'Apicéa, leader français des solutions de digitalisation des hôpitaux, cliniques et centres de soins. Depuis, plus de 170 établissements hospitaliers utilisent sa plateforme. « Notre volonté profonde est d'accompagner, de simplifier et d'améliorer la vie des patients avant, pendant et après leurs séjours hospitaliers », résume le jeune chef d'entreprise, ingénieur de formation et ancien stagiaire EY.
En digitalisant les hôpitaux par un service de Wi-Fi dédié aux patients et aux services d'échanges de données entre l'hôpital, le patient et la médecine de ville, le diplômé de CentraleSupélec disrupte. « Avec cet outil inédit, le médecin reçoit instantanément des alertes pour consulter en ligne les informations liées à l'hospitalisation (admission, comptes rendus, sortie). Il peut ainsi anticiper les prochaines étapes de soins », explique, dans Le Parisien, Valérie Moulins, directrice de la communication de l'hôpital Foch de Suresnes, qui prend complètement en charge la prestation d'Apicéa. Créée en 2011 avec le soutien initial de l'incubateur Paris Biotech Santé, la startup propose également du contenu d'information et de divertissement via une plateforme personnalisable prodiguant aussi des conseils sur l'alimentation, des informations pratiques sur l'hôpital, les frais ou les remboursements.
« J'avais depuis longtemps dans l'idée de créer une entreprise à impact social et deux événements ont fini par me convaincre. Le premier est mon année de césure chez EY, durant laquelle j'ai appris à construire mes premiers business plans de manière réaliste et à travailler sur une grande diversité de dossiers. Cette expérience m'a non seulement conforté dans l'idée d'entreprendre, mais aussi servi dans la construction de mon projet. Par ailleurs, après avoir été hospitalisé à plusieurs reprises pour des raisons bénignes, je me suis promis d'améliorer la vie des patients. Je suis donc parti sur le terrain avec mon carnet », se souvient Alexandre Pochon. Pour lancer son projet, il a sollicité ses proches et réuni 100 000 euros, investis dans l'infrastructure et le salaire du directeur technique. « J'ai la chance d'appartenir à une famille où nous sommes entrepreneurs de père en fils depuis cinq générations », avoue-t-il. Fin 2011, la clinique de Parly II (Yvelines) est le premier établissement équipé. Six ans plus tard, Apicéa est un succès : « Nous n'avons pas cherché à copier un service existant, nous sommes partis d'une feuille blanche et avons développé un service adapté au secteur hospitalier. Nous avons conduit une réflexion poussée sur notre business model ce qui, à mon sens, est un facteur clé de succès. En 2011, nous étions les seuls à proposer ce service et presque aucun hôpital n'en était équipé en France. » Depuis, 311 283 patients se sont connectés à sa plateforme.
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