Aurélie Jean, la codeuse féministe passée du biomédical à la finance

La rédaction de Questions de transformation- 01 juin 2017

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Aurélie Jean, la codeuse féministe passée du biomédical à la finance
« Je suis actuellement développeur informatique senior en finance à Bloomberg, dans l'équipe de fonds propres, gains et estimations. »Voilà pour les présentations. Mais derrière l'intitulé et un poste ésotérique se cache une jeune femme engagée, passionnée, persuadée que le code détient le pouvoir de changer les choses dans tous les domaines. Expatriée de 34 ans et féministe assumée, Aurélie Jean présente un CV aussi impressionnant que son parcours est atypique. Après un magistère de mécanique conjointement délivré par l'UPMC et l'Ecole normale supérieure de Cachan, elle réalise une thèse de doctorat en sciences des matériaux à l'Ecole des Mines Paris Tech, en collaboration avec Michelin. Elle planche pendant deux ans à l'Université d'Etat de Pennsylvanie sur le tissu du myocarde, puis rejoint le prestigieux MIT en 2011, pour se lancer dans l'aventure de la recherche aux Etats-Unis.

Spécialiste de la biomécanique numérique, elle change de domaine en mai 2016 lorsqu'elle découvre le monde de la finance chez Bloomberg. Codeuse depuis maintenant douze ans, la senior software developer milite pour sa discipline et la fin des barrières sexistes dans la tech. « Quand on soustrait celles qui travaillent dans le service juridique, dans le marketing ou la communication, on descend à 13 % de femmes dans la tech. Et si on s'intéresse aux postes à responsabilités, on passe sous les 5 % », déplore-t-elle. Après avoir lancé une nouvelle plateforme numérique et un magazine digital pour les femmes, Patronnè, en février 2016 elle fonde l'association In Silico Veritas. L'objectif ? « Rendre les femmes visibles. Je me suis rendu compte de l'importance des modèles et de la capacité à se projeter, pour que les filles ne se mettent pas elles-mêmes de limites. » Elle se souvient qu'elle a eu la chance d'être stimulée : « Mon grand-père, féministe, m'a toujours dit de foncer et de ne pas penser en fonction de mon sexe ou de ma condition sociale. C'est ce message que je veux transmettre à mon tour. »
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Olivier Macard

associé EY, en charge du secteur Distribution et Consommation pour la France
Entre euphorie et agonie, la distribution contrainte à une mue brutale
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