Baptiste Corval, un entrepreneur social anti-gaspi au service de la planète

La rédaction de Questions de transformation - 29 novembre 2018

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Baptiste Corval, un entrepreneur social anti-gaspi au service de la planète
« Si le gaspillage alimentaire était un État, il serait le troisième émetteur mondial de gaz à effet de serre. » En une analogie, le constat justifie l'engagement de Baptiste Corval pour l'économie circulaire et la valorisation des déchets alimentaires produits par la grande distribution. En créant sa startup Phenix en 2014 avec son associé Jean Moreau, l'ancien chasseur de têtes veut réduire le gaspillage, les déchets et les émissions de CO2. Récompensé par le prix de l'Entrepreneur de l'année (catégorie engagement social), organisé par EY, l'ingénieur en numérique diplômé de l'ETNA apporte une solution concrète essentielle pour rediriger les denrées encore consommables jetées par la grande distribution vers les associations. La Croix-Rouge, les Restos du cœur, la Banque alimentaire ou encore Emmaüs et le Secours catholique profitent de Phenix, qui affiche un chiffre d'affaires de 9 millions d'euros, emploie 95 salariés et sauve 60 tonnes de déchets chaque jour.

« Notre métier est de réduire le volume de déchets d'une entreprise pour préserver la ressource, mais aussi pour éviter au maximum leur incinération et les émissions qui vont avec », explique celui qui est aussi mentor de Schoolab.  Il poursuit : « Nous voudrions devenir un Amazon des invendus qui connecte des ressources avec des besoins. Mais aussi un Meetic qui crée du lien, des affinités, des échanges entre les grandes surfaces, les industriels et les associations. » Selon l'Ademe, 10 millions de tonnes de nourriture encore consommables finissent à la poubelle chaque année en France. Pour Baptiste Corval, gagner de l'argent en ayant un impact positif sur la société n'est pas antinomique. C'est un mélange hybride de capitalisme et de social non marchand qui pourra apporter une solution efficace pour réduire les déchets et leur empreinte environnementale. D'ailleurs, la grande distribution a tout intérêt à jouer le jeu de Phenix pour réduire le coût financier de son traitement des déchets.
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