Guillaume Desnoës : « Être en vie, c'est avoir envie »

La rédaction de Questions de transformation- 12 octobre 2018

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Guillaume Desnoës : « Être en vie, c'est avoir envie »
Révolutionner le secteur de l'aide à domicile aux personnes âgées, voilà l'ambition d'un entrepreneur humaniste qui, depuis bientôt trois ans, réinvente cet accompagnement autour du concept d'« auxiliaire d'envie ». Diplômé d'HEC Paris en 2005, Guillaume Desnoës, lauréat 2017 de Réseau Entreprendre Paris, a créé Alenvi en mai 2016 avec Clément Saint Olive et Thibault de Saint Blancard. La promesse disruptive de la startup parisienne ? Proposer un cadre de travail valorisant aux auxiliaires de vie et des technologies qui leur permettent de travailler avec une autonomie forte.

« Il y a en France 1million de personnes touchées par la maladie d'Alzheimer et les troubles apparentés. Ces personnes seront 2 millions dans 20 ans. Pour la plupart, elles souhaiteront vieillir chez elles et auront besoin de l'aide de professionnels formés et profondément empathiques pour continuer au maximum leurs activités et passer de bons moments. Chez Alenvi, nous pensons qu'être en vie, c'est aussi avoir envie. Nous avons donc créé un cadre de travail épanouissant et responsabilisant pour les auxiliaires. C'est en effet en valorisant le métier d'auxiliaire que l'on peut garantir un accompagnement stimulant et de qualité à toutes les personnes âgées », explique l'ancien cofondateur d'Alvarum, une plateforme qui depuis 2008 aide les associations à collecter des fonds.

Persuadé que l'entreprise de demain ne date pas d'hier, Guillaume Desnoës trouve beau de se dire qu'il est un passeur de cette intelligence collective au service du progrès humain. Sur un marché estimé à 12 milliards d'euros, il veut marier humanisme et technologie au service d'un métier - accompagnant à domicile, souvent enfermé dans des représentations héritées du passé. « On ne se donne pas collectivement les moyens de former et de valoriser les auxiliaires de vie », regrette le cofondateur médiatique d'Alenvi. La startup équipe chacun de ses auxiliaires d'un smartphone, utilisé pour des aspects pratiques de gestion, de communication entre collègues, mais aussi pour donner des nouvelles rapidement et de façon spontanée aux familles des bénéficiaires.

« C'est en laissant les gens responsables de leurs actions, en les rendant autonomes que l'on maximise la motivation et la qualité du service », assure Guillaume Desnoës. Pour corréler ses paroles aux actes, Alenvi recrute des auxiliaires rémunérées à des tarifs supérieurs à la moyenne, en les orientant vers des bénéficiaires proches de chez elles et en leur apportant autonomie et responsabilité dans la façon dont elles gèrent leur planning avec leurs collègues. « Nous les appelons auxiliaires d'envie pour expliquer qu'elles sont passionnées par les personnes âgées en les aidant dans le quotidien », résume l'ancien collaborateur d'Axa et de France 24. 
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