Hugo Mercier, le prodige qui veut booster notre sommeil

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Hugo Mercier, le prodige qui veut booster notre sommeil
Avec son bandeau bardé de capteurs au nom très freudien, « Dreem », Hugo Mercier, lauréat du Prix de la stratégie disruptive en Île-de-France du 25e Prix de l'entrepreneur de l'année d'EY, avance une promesse ambitieuse : « Booster notre sommeil profond. » Ingénieur et polytechnicien, le très jeune cofondateur et PDG de la startup Rythm, lancée en 2014, est convaincu que l'Internet des objets peut nous permettre de mieux dormir. Comment ? En surveillant l'activité cérébrale pour transmettre des stimulations sonores capables d'améliorer la qualité du sommeil profond. 
Bachelier scientifique à 15 ans, le natif d'Aurillac, fils d'un catcheur professionnel et d'une infirmière, s'est intéressé très tôt aux neurosciences. Parce que son grand-père est victime d'Alzheimer, le diplômé de l'Institut supérieur de l'aéronautique et de l'espace en 2013 veut très jeune comprendre les enjeux des maladies neurodégénératives. Après une première aventure entrepreneuriale chez FeedPad, un programme de promotion pour la grande distribution qu'il cofonde en 2013, il passe un semestre à la prestigieuse université de Californie Berkeley avant de lancer Rythm avec Quentin Soulet de Brugière. Grâce à son oncle, professeur de neurosciences à l'Université Pierre-et-Marie-Curie (Paris-VI), il avait alors déjà découvert le concept d'amélioration de la qualité du sommeil par le biais de la stimulation cérébrale auditive.

« Avec Quentin, nous nous sommes basés sur une étude scientifique montrant l'impact que peuvent avoir certains sons envoyés de manière synchronisée sur l'activité cérébrale. Notamment sur les ondes lentes du cerveau, caractéristiques de la zone de sommeil profond, la plus réparatrice », nous explique Hugo Mercier. En trois ans, Rythm parvient à lever 20 millions d'euros, dont une partie vient de Xavier Niel à titre personnel, de Laurent Alexandre également, et une autre par le fonds de la Maif. Après avoir développé plusieurs prototypes, la startup lance une version bêta de Dreem en juillet 2016. « Il existe un très grand nombre de troubles du sommeil et nous ne voulions pas lancer un produit qui ciblerait uniquement un ou deux de ces troubles. Notre objectif était de proposer une solution complète, dotée de différentes fonctionnalités pour aider le plus de personnes possible. Avec Dreem, nous y sommes parvenus », se réjouit le jeune entrepreneur scientifique. Plus de 7 000 personnes s'inscrivent en quelques semaines sur le site de Rythm, qui sélectionne 500 testeurs. Ils vont tester Dreem durant près de dix mois. « C'est l'un des plus grands projets de recherche en sommeil de l'histoire. Ils sont en général limités à une dizaine de personnes sur quelques nuits. Nous, nous avons eu 500 personnes pendant dix mois, soit plus de 40 000 nuits », se félicite Hugo Mercier. L'été dernier, la deuxième version, perfectionnée, de Dreem est commercialisée en précommande sur le site Web de Rythm (dreem.com). En plus de l'induction de sommeil profond et du réveil optimisé, le bandeau propose aujourd'hui quatre techniques qui réduisent le temps d'endormissement de 30 %.
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Olivier Macard

associé EY, en charge du secteur Distribution et Consommation pour la France
Entre euphorie et agonie, la distribution contrainte à une mue brutale
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