Johann Kalchman, la techno au secours des arrêts cardiaques

La rédaction de Questions de transformation- 07 juillet 2017

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Johann Kalchman, la techno au secours des arrêts cardiaques
« En France, 50 000 personnes meurent chaque année d'un arrêt cardiaque faute de dispositifs médicaux à proximité. Et, 80 % surviennent à domicile. » Persuadé que les nouvelles technologies peuvent révolutionner la santé, le diplômé de la prestigieuse université japonaise de Keio a développé un défibrillateur connecté destiné au grand public. L'innovation décuple les chances de survie après un arrêt cardiaque chez soi. Sélectionné en juin dernier par la revue du Massachusetts Institute of Technology parmi les dix meilleurs entrepreneurs français de moins de 35 ans, le cofondateur de la startup Lifeaz, créée en avril 2015, a mis au point le premier défibrillateur connecté aux allures de box Internet. En cas d'accident cardiaque, il suffit d'appuyer sur un bouton pour que des instructions vocales indiquent comment placer les électrodes sur l'individu. Le défibrillateur analyse ensuite seul s'il faut « choquer », ou non, la victime.
Le modèle économique envisagé repose sur l'abonnement, une fois la commercialisation lancée à la fin 2018. « L'objectif est d'encourager le déploiement de la solution de défibrillation cardiaque en BtoC, directement auprès du grand public », précise le PDG, ex-COO de Rarecells Diagnostics. S'adresser aux professionnels à travers les TPE et PME reste une possibilité pour Lifeaz.

En parallèle, la startup parisienne développe une plateforme d'initiation aux gestes de premiers secours, conçue en partenariat avec les Pompiers de Paris et disponible dès septembre 2017. « Cela permettra à Lifeaz de devenir un point de repère en plus des formations existantes sur le terrain », explique Johann Kalchman. Après une première campagne de crowdfunding de 21 000 euros en 2016, la jeune entreprise parisienne a levé 350 000 euros début 2017 et espère atteindre le million d'euros à la fin de l'année. Le deuxième tour de table doit permettre « d'accélérer le déploiement des projets et l'implantation à l'international », confie l'ambassadeur de One Young World.
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