Loubna Ksibi, les voyages culinaires d'un traiteur pas comme les autres

La rédaction de Questions de transformation- 01 juin 2018

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Loubna Ksibi, les voyages culinaires d'un traiteur pas comme les autres
Quand le gouvernement décide de relancer le Conseil national du numérique cinq mois après son implosion, il inclut Loubna Ksibi parmi les 30 membres du nouveau collège. Cette sollicitation résume la réputation et la stature de la cofondatrice de Meet My Mama, une startup foodtech qui « réinvente les codes du traiteur ». « Meet My Mama est la première plateforme regroupant toutes les cuisines du monde pour proposer aux entreprises une expérience marquante : de véritables voyages culinaires et des cuisines faites maison réalisées avec amour par des "mamas" originaires des quatre coins du monde, pour les déjeuners ou les buffets des événements d'entreprise », explique sa jeune (26 ans), mais emblématique patronne.

Diplômée d'un master en Industries de réseau et économie numérique suivi à Paris Dauphine, après un semestre à l'université de Californie Irvine, cette avocate passionnée de l'entrepreneuriat responsable refuse un CDI et un gros salaire chez IBM, où elle vient de passer un an comme consultant en intelligence artificielle. Elle a une meilleure idée : lancer sa startup, devenir un acteur majeur de la foodtech et avoir un impact positif sur la société. « C'est lors d'un Startup Weekend à Dauphine que l'on a présenté notre projet. Nous n'avions pas de structure, pas de mama, mais après notre pitch, les premiers clients sont arrivés et le bouche-à-oreille a fonctionné », explique la Lorraine, capable, avec son enthousiasme et son volontarisme, d'organiser un Startup Weekend destiné à des jeunes de banlieues au Stade de France. Incubée chez The Family et hébergée chez Station F, Meet My Mama compte Harmonie Mutuelle, Bouygues Immobilier, Orange, Google ou BNP parmi ses 150 clients et dispose d'un espace culinaire et événementiel à Asnières, dans la banlieue parisienne.

Comme l'a voulu sa cofondatrice, la startup n'est pas un traiteur comme les autres. En cuisine, ce sont des femmes réfugiées ou issues de l'immigration qui travaillent à régaler les particuliers et les entreprises de plats du monde entier. « Elles sont toutes passionnées par la cuisine de leur pays, veulent en vivre et la raconter. Nous voulons accompagner ce talent et cette passion. Au début, on rencontrait les mamas via des associations. Aujourd'hui, elles viennent à nous directement, ou grâce à leur entourage », raconte Loubna Ksibi. Son modèle vertueux repose sur un système de commission, prélevée par Meet My Mama, qui assure toute la partie relation client, logistique et communication. Pour les mamas, il peut s'agir d'une activité principale ou d'un complément de revenus. « On a testé plusieurs modèles possibles. Au départ, sur un principe de restaurant éphémère. Lors de leurs jours de fermeture, des restaurants laissaient leurs clés aux mamas, qui cuisinaient pour des particuliers que nous invitions. Ces gens, venus à titre personnel, ont commencé à nous solliciter pour leurs événements d'entreprise. C'est de cette façon que l'activité traiteur a été lancée », détaille Loubna Ksibi, fière de vendre « un voyage culinaire ».
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Olivier Macard

associé EY, en charge du secteur Distribution et Consommation pour la France
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