Lucile Battail, la pharmacienne qui révolutionne les cosmétiques

La rédaction de Questions de transformation- 27 avril 2018

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Lucile Battail, la pharmacienne qui révolutionne les cosmétiques
Les plus belles inventions naissent souvent d'une idée folle. Celle de Lucile Battail, docteur en pharmacie, est de révolutionner totalement le secteur des cosmétiques en proposant un nouveau modèle de conception, de distribution et de consommation. Ni plus ni moins. Sur le papier, la démarche entrepreneuriale est très ambitieuse. Mais deux ans après sa création en novembre 2015, Laboté a ouvert sa boutique à Paris et affichait fin 2017 un catalogue de 1700 produits avec un taux de renouvellement de 30 %. Première marque de produits cosmétiques 100 % naturels, sans conservateur ni perturbateur endocrinien, fabriqués sur mesure, Laboté est donc née d'une conviction. « Le modèle industriel tel qu'on le connaît a atteint ses limites, nous sommes entrés dans le siècle des circuits alternatifs, plus vertueux et plus efficaces », explique sa fondatrice Lucile Battail, demi-finaliste l'an passé de la deuxième édition du Prix Business with Attitude, lancée notamment avec le partenariat de EY. Baby-chimiste dès l'âge de 6 ans, comme elle se qualifie elle-même, cette ancienne externe en pharmacie à l'hôpital Saint-Louis de Paris a installé son premier laboratoire dans une cabane au fond du jardin familial. Elle y teste des potions végétales sur ses sœurs. Naturellement, elle décide plus tard d'étudier la botanique, la dermopharmacie et la galénique à la faculté de pharmacie de Paris. « Parallèlement, je fais mes classes en officine, où je réalise que je ne suis pas la seule à courir après la crème parfaite », assure-t-elle. Considérée par Madame Figaro comme l'une des dix nouvelles stars françaises du digital de moins de 30 ans, Lucile Battail fonde Laboté après avoir pris soin de mettre au point un processus de fabrication innovant qu'elle a breveté. Le principe est séduisant : réaliser un bilan clinique, à partir d'un questionnaire élaboré par des dermatologues, afin de déterminer le profil biologique de chaque femme et donc la composition idéale de leur soin. « Nous pouvons proposer à nos clientes de créer avec elles et sous leurs yeux des formules uniques, parfaitement adaptées à leurs besoins et leurs envies », ajoute la patronne. Avec ses équipes de pharmaciens, elle est capable de créer une crème dédiée à la peau de chacune en moins de dix minutes. Dans sa première boutique parisienne, les clientes remplissent d'abord un questionnaire sur leur peau. Les résultats déterminant les ingrédients et leur dosage sont alors transmis à la formulatrice, qui prépare le soin dans le labo intégré à la boutique. Persuadée que la nouvelle industrie cosmétique doit être plus éthique, mais pas plus élitiste, la fondatrice de Laboté propose une gamme de produits de 22 à 85 euros. Si elle a fait un Master 2 entrepreneuriat à HEC Paris, c'est précisément avec l'ambition d' « offrir enfin une alternative aux cosmétiques standardisés ».

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