Martin Ohannessian veut dépoussiérer le métier de caviste

La rédaction de Questions de transformation- 20 septembre 2018

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Martin Ohannessian veut dépoussiérer le métier de caviste
« Nous voulons rendre le vin plus accessible, plus facile à acheter, plus simple à apprécier, que ce soit en ligne ou dans nos points de vente. » Parole de cofondateur. Depuis 2011, lorsque Martin Ohannessian se lance sur le marché du vin avec un caviste audacieux d'un nouveau genre, partisan de l'e-commerce et de la vente par abonnement, Petit Ballon n'a pas dévié de sa mission. C'est d'ailleurs pour créer de la proximité et enrichir son expérience client que le caviste, racheté l'an dernier par Vente-Privée, a récemment ouvert un « flagship » à Paris. Un espace physique où les clients pourront créer leur profil d'amateur de vin.

Le concept s'inscrit parfaitement dans le credo de la startup : faire découvrir et déguster des vins à une clientèle novice ou expérimentée dans le domaine de l'œnologie et ce, tout en ne se prenant pas au sérieux. Dès 2014, la startup qui veut dépoussiérer le métier de caviste a trouvé son public. Aujourd'hui, le lauréat 2011 du Food Innovation Award de l'ESCP Europe, en collaboration avec EY, affiche 12 millions d'euros de chiffre d'affaires 2017, 100 000 abonnés, 1 million de bouteilles expédiées en France, Belgique et Grande-Bretagne, et 25 salariés. « Nous nous lançons le défi de figurer au Top 5 des vendeurs de vin et de devenir l'un des plus gros médias spécialisés », assure Martin Ohannessian qui, avant d'être grisé par le vin avait lancé une startup dans la musique, MyTourManager. « Je suis passé par EM Lyon et HEC Startups accelerator pour les études. Ensuite, j'ai été musicien, j'ai travaillé dans l'immobilier et j'ai fait mes premiers pas dans l'univers des startups avec une plateforme de mise en relation de musiciens et de salles de concerts », résume l'intéressé.

Le principe de son Petit Ballon est tout simple : le client s'abonne et reçoit une à deux fois par mois une box contenant deux bouteilles sélectionnées par Jean-Michel Deluc, ancien sommelier du Ritz aux quatre coins du monde. Les pépites sont accompagnées de leurs fiches détaillées de dégustation et d'un magazine de recettes, astuces et portraits de vignerons. Sur le site, on peut aussi acheter les vins en ligne, en dehors de son abonnement. L'objectif est de « dénicher de petites perles »,assure Martin Ohannessian, qui veut « simplifier la découverte du vin », mais en proposant des bouteilles qu'on ne peut pas trouver partout : « Sinon, cela n'a aucun intérêt. L'idée, c'est de découvrir, d'apprendre et ensuite de pouvoir acheter au meilleur prix du marché les bouteilles reçues. »
Dans la nouvelle boutique parisienne, l'expérience client est dans la continuité de celle du site. « Cela permet de rencontrer nos abonnés, d'avoir des retours en direct sur les sélections. Par ailleurs, le vin est un produit à part. On aime voir la bouteille, avoir des conseils et on a plus que besoin d'un guide. C'est là où le rôle du caviste est important », explique le cofondateur. Comme le bon vin, le Petit Ballon s'améliore au fil des ans.
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