Nicolas Simon, l'ingénieur qui veut rendre leurs jambes aux paraplégiques

La rédaction de Questions de transformation- 01 février 2017

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Nicolas Simon, l'ingénieur qui veut rendre leurs jambes aux paraplégiques
Concevoir une attelle robotisée pour permettre aux personnes à mobilité réduite de marcher : voilà le défi technologique ambitieux que s'est lancé Nicolas Simon lorsqu'il était encore étudiant à l'Imperial College de Londres.

Ce n'est pas dans un garage, comme Steve Jobs, mais en discutant sur Skype avec son futur associé, Alexandre Boulanger, que le diplômé de l'École polytechnique décide de se consacrer à une mission : « Utiliser les théories les plus avancées de la robotique humanoïde pour développer un exosquelette qui autorise une marche quasi normale, d'utilisation intuitive, autonome, rapide et sûre à ceux qui ne peuvent pas se déplacer debout. »

Depuis sa création, en octobre 2012, sa startup Wandercraft a enchaîné les étapes avec succès, entre concours, subventions et deux levées de fonds, dont une de 4 millions d'euros fin 2015. Pour créer le premier prototype du modèle Atalante, Nicolas Simon s'appuie sur les algorithmes des robots humanoïdes et les transpose sur son exosquelette inédit. « La robotique ne doit pas remplacer l'Homme, mais l'aider à atteindre son plein potentiel et travailler à ses côtés. C'est une transformation pour le meilleur de nos vies qui va s'opérer, avec des conséquences très concrètes », assure-t-il.

Exosquelette autonome et stable qui peut libérer les mains de l'utilisateur, donc le porter sans béquilles ni joystick de contrôle, et entièrement commandé par les mouvements du haut du corps, Atalante a attaqué les essais cliniques. Lauréat en décembre 2016 des Trophées INPI, Wandecraft pourra vendre son innovation - d'abord aux centres de soins et de réadaptation - après avoir reçu la certification obligatoire. En attendant, son exosquelette est d'ores et déjà disponible en précommande.
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