Paola Goatin, une chercheuse au chevet des embouteillages

La rédaction de Questions de transformation- 15 février 2018

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Paola Goatin, une chercheuse au chevet des embouteillages
Si vous ne savez pas en quoi consistent l'analyse et l'approximation numérique des systèmes d'équations aux dérivées partielles de type hyperbolique, demandez à Paola Goatin, elle saura vous expliquer. Depuis 2010, ce docteur en mathématiques arrivé en France dix ans plus tôt de son Italie natale mène des travaux de renommée internationale pour l'Institut national de recherche en informatique et en automatique. Membre de l'équipe-projet Inria Opale, la lauréate du Trophée des Femmes en Or 2016 pour la catégorie « Smart City » travaille sur des recherches aux applications très concrètes visant à optimiser le trafic routier et à gérer les mouvements de foule. Et ses activités rayonnent aux plans national et international.

Passée par le Centre de Mathématiques Appliquées de l'École Polytechnique, Paola Goatin entretient des relations scientifiques étroites avec plusieurs laboratoires à l'étranger. Comme l'Université de Berkeley, en Californie, avec laquelle elle a monté une équipe associée focalisée sur le développement de stratégies de redirection du trafic routier en temps réel, en s'appuyant sur les données observées sur les autoroutes autour de San Francisco. Vainqueur du Prix du « Jeune chercheur Inria - Académie des sciences » en 2014, le docteur en analyse des équations aux dérivées partielles s'est tourné vers les applications en 2003. Cette année-là, Paola Goatin obtient un poste de maître de conférences à l'Université du Sud Toulon-Var et est rattachée à l'Institut des sciences de l'ingénieur de Toulon. « Avec d'anciens collègues parisiens et italiens, j'ai commencé à étudier des modèles macroscopiques de trafic routier », se souvient celle qui a pu travailler avec des mathématiciens de très haut niveau comme Philippe Le Floch (Université Paris VI, CNRS), sous la direction duquel elle fait son stage postdoctoral à l'École Polytechnique.

En même temps qu'elle obtient un poste de chargée de recherche au sein de l'équipe-projet Inria Opale, elle réussit à convaincre le Conseil européen de la recherche de sélectionner son projet « TRAM3 – Traffic Management by Macroscopic Models ». Avec sa bourse d'environ 800 000 €, elle parvient à constituer une équipe et à conduire sur cinq ans un projet qui, confie-t-elle, l'épanouit particulièrement, « car il répond à des questions concrètes telles que l'aménagement des espaces publics pour minimiser le risque d'accidents en cas de mouvements de foule ou la régulation de la circulation routière pour assurer la meilleure fluidité possible au trafic ».
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Olivier Macard

associé EY, en charge du secteur Distribution et Consommation pour la France
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