Raphaël Cohen veut mettre des vélos partout en ville

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Raphaël Cohen veut mettre des vélos partout en ville
Il le répète comme un mantra marketing : « Le vélo est devenu le 2e mode de transport en Chine. » Raphaël Cohen sait de quoi il parle, c'est à Hong-Kong où il réside qu'il a fondé sa startup de vélos en libre-service et sans borne. Le 5 octobre, Gobee.bike annonçait son lancement à Lille et dans plusieurs communes proches, pour sa première implantation hors d'Asie. Prenant l'Empire du Milieu pour modèle, ce serial-entrepreneur quadrilingue est persuadé qu'il y a en Europe « un potentiel énorme vu la demande, les usages et les habitudes des gens ». Après la capitale des Flandres, Gobee.bike espère bien étendre son réseau à une dizaine de villes françaises et européennes dans l'année qui vient. Diplômé de la Roman School of Management de l'université de Toronto après des passages à l'université Jia Tong de Shanghai et celle de Hong-Kong, le jeune patron assume ses ambitions pour ses vélos verts fluo, qui, contrairement à la majorité des systèmes en France, n'ont besoin d'aucune infrastructure publique. Normal, ils ne sont pas reliés à des bornes et peuvent donc être pris et déposés n'importe où, n'importe quand après avoir été géolocalisés. « Tant que c'est légal et que cela ne dérange personne », précise Raphaël Cohen. Avec son concept de « free floating » et un modèle économique reposant sur une tarification de 50 centimes les 30 minutes en plus d'une caution de 50 euros à l'inscription, Gobee.bike « ne veut pas remplacer l'existant, mais l'idée est de trouver des vélos partout à disposition », insiste son cofondateur. « Le service avec des bornes continuera d'exister car il répond à des besoins. Nous, on propose la prochaine phase, avec une autre technologie. Je veux créer une marque cool, avec une offre nationale sans abonnement qu'on peut utiliser partout, sans inscription dans chaque ville. Ce sera un service à la demande très flexible », détaille l'expatrié, qui, en août 2017, a levé 9 millions de dollars auprès de Grishin Robotics et aussi un peu du géant chinois Alibaba. Finalement, à l'écouter, sa nouvelle aventure entrepreneuriale lui ressemble : « J'ai fondé Corporate Edesign en mai 2010, une société de création graphique ciblant principalement les PME en Europe, Asie et Amérique du Nord. Avant cela, j'avais créé une société d'import-export basée à Hong-Kong en novembre 2009. Je suis constamment à la recherche de nouvelles opportunités pour développer et appliquer mes connaissances et mon expérience, acquises notamment après avoir vécu sur trois continents et voyagé dans 35 pays. »
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Olivier Macard

associé EY, en charge du secteur Distribution et Consommation pour la France
Entre euphorie et agonie, la distribution contrainte à une mue brutale
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