Thomas Marchand veut réduire les erreurs médicales par la technologie

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Thomas Marchand veut réduire les erreurs médicales par la technologie
Entre croyance et promesse, il n'y a parfois qu'un pas. Avec sa startup Biomodex, cofondée en 2015 à Paris avec Sidarth Radjou, Thomas Marchand veut le franchir. Il en est persuadé, « la technologie peut avoir un impact sur notre qualité de vie ». La preuve, il conçoit et produit des maquettes de simulation chirurgicale imprimées en 3D à partir de l'imagerie médicale. L'innovation, soutenue par la région Île-de-France depuis 2016 à travers le dispositif Innov'up, permet aux chirurgiens de s'exercer avant d'opérer. In fine, c'est le patient qui en bénéficie. Aux Etats-Unis par exemple, les erreurs médicales sont la troisième cause de mortalité après les maladies cardiovasculaires et les cancers, d'après une étude médicale parue en 2016 dans le British Medical Journal. Au lieu de s'entraîner sur de vrais patients et de risquer de commettre des impairs, Biomodex a donc mis au point un système d'impression 3D de maquettes qui reproduisent les propriétés biomécaniques du corps humain et en particulier des organes. Grand admirateur de Steve Jobs, « pour son intelligence, sa vision et sa compréhension du besoin du consommateur », Thomas Marchand, diplômé en marketing de l'ESSEC, a très vite eu l'idée de Biomodex.

« Mon thème de master portait sur les opportunités business de l'impression 3D dans la santé. Un de mes professeurs était en contact avec un étudiant de Centrale Paris qui traitait du même sujet, côté ingénierie. Il nous a mis en relation et, deux semaines après, le projet était lancé », explique-t-il au site French Founders. Créée en janvier 2015, la jeune startup a levé plus de 3,5 millions d'euros dans les 18 mois qui ont suivi sa naissance, et va procéder à un nouvel appel de fonds au 1ertrimestre 2018. Objectif : se développer à l'international. Thomas Marchand vient d'ailleurs d'ouvrir un bureau à Boston. « Grâce à l'imagerie médicale, nous pouvons extraire des données et reproduire en 3D l'organe du patient. L'objectif est de limiter l'entraînement sur l'animal ou le cadavre d'un point de vue éthique et logistique », développe le cofondateur, qui n'en est pas à son coup d'essai. Pendant sept ans, il a dirigé London Music, une plateforme de cours en ligne qui met en relation les parents d'élèves et les professeurs de musique. Après l'avoir lancée, il l'a revendue au leader du marché, Allegro Musique. « C'est ma plus belle réussite jusque-là », assure-t-il. 
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