Tristan Kochoyan veut électrifier les villages reculés d'Afrique

La rédaction de Questions de transformation- 24 mai 2017

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Tristan Kochoyan veut électrifier les villages reculés d'Afrique
Deux ans après l'annonce par la fondation « Énergies pour l'Afrique » de Jean-Louis Borloo de connecter  600 millions d'Africains aux réseaux électriques, Facebook et Allotrope Partners lançaient un fonds d'aide au développement de projets de microgrids en Indonésie, en Inde et en Afrique de l'Est. « Les sommes annoncées restent encore dérisoires par rapport aux montants des investissements qu'il est nécessaire de réaliser. Les pionniers qui se lancent devront en appeler d'autres si nous voulons nous attaquer au problème de façon sérieuse. Surtout, le profil des financeurs doit évoluer. Il ne doit plus uniquement s'agir de grands groupes tentant de verdir leur image, mais de vrais investisseurs prêts à prendre le pari qu'il est possible d'apporter l'électricité aux habitants les plus pauvres de la planète de façon durable et rentable », constate le Français Tristan Kochoyan.

En 2012, ce diplômé de HEC a fondé sa startup Power:Onavec Louise Abalounorou. Trois ans plus tard, grâce à la construction de centrales et de mini-réseaux sur mesure, il a déjà changé la vie de 3 000 personnes dans un village reculé du Bénin. La prochaine étape est de passer à l'énergie solaire et permettre le développement des entreprises locales, puis, à terme, de répliquer la solution dans tous les villages isolés du continent. « Personnellement, j'ai toujours été attiré par les problèmes difficiles et vraiment importants. Après mon diplôme, je ne voulais pas travailler dans un grand groupe ou en conseil, donc j'ai lancé ma startup », raconte celui qui a découvert le Bénin par une association humanitaire pendant ses études à HEC.

« La vraie mission derrière Power:On, c'est d'installer quelque chose qui permette à chacun de brancher ce qu'il veut chez lui, comme en ville, pour amorcer un processus de développement et éradiquer la pauvreté. C'est vraiment la première brique, le premier outil à partir duquel les gens peuvent prendre leur propre destin en main »
, argumente ce jeune entrepreneur. Car il insiste, « Power:On n'est pas une ONG. C'est une entreprise, car je considère qu'il est primordial d'avoir un business model qui tourne pour assurer la pérennité des projets. Le modèle startup impose une vraie rigueur et responsabilise les usagers comme nous-mêmes ».
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