Xavier Duportet, chercheur, entrepreneur et évangéliste de la « deep tech »

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Xavier Duportet, chercheur, entrepreneur et évangéliste de la « deep tech »
Dans Émile ou De l'éducation, Jean-Jacques Rousseau prône l'observation de la nature comme principe d'éducation. C'est dans les bois avec son grand-père que Léonard de Vinci a formé sa curiosité et nourri son génie créateur. Xavier Duportet, lui, a eu cette chance : « Tout petit j'ai pu passer des heures dans mon jardin à regarder et étudier les fourmis, avant de les ramener dans ma chambre pour les élever, nous explique le chantre français de la « deep tech ». Puis j'ai rencontré un chercheur pionnier du génie génétique lors de mon premier stage en laboratoire à 12 ans, qui m'a transmis sa passion pour l'ingénierie du vivant. » Et voilà comment est née une passion qui a mené à un parcours académique et professionnel d'exception : classes préparatoires à Janson-de-Sailly, à l'âge de 16 ans, créateur d'une première entreprise, Omeecs, à 24 ans, docteur en biologie synthétique à 26, cofondateur de la startup de biotech Eligo Bioscience qui veut révolutionner l'antibiotique, et le lancement de l'association Hello Tomorrow en 2014. Le tout en passant par HEC, le MIT et l'Inria, AgroParisTech. Entre autres. Élu « innovateur de l'année » par la MIT Technology Reviewen 2015 à 27 ans, ingénieur-entrepreneur de l'année en 2016 par la Fondation Norbert Ségard, l'ex-vice-président d'Osons la France est persuadé que la science peut changer le monde.

Avec Eligo Bioscience, il développe des médicaments capables de détruire les bactéries résistantes aux antibiotiques sans tuer celles qui nous sont utiles, s'attaquant ainsi aux dangers de « l'antibiorésistance », déjà à l'origine de 700 000 décès par an dans le monde. Le même pas encore trentenaire prépare l'ère post-antibiotique avec la même modestie qui l'a toujours caractérisé. « J'ai encore tout à prouver », assure-t-il. Il aime « les gens qui sont très investis dans ce qu'ils racontent. Il apprécie aussi la « capacité à écouter. C'est un signe d'intelligence. » La sienne est notamment d'avoir vite compris les enjeux fondamentaux derrière l'émergence de la deep tech.

« Lors de mon passage au MIT pour mon doctorat, j'ai atterri dans un environnement où les jeunes voulaient changer le monde avec la science, et j'ai compris que cela passait par la transformation des découvertes scientifiques en véritables produits, solutions qui pouvaient être implémentées. C'est à ce moment que j'ai compris que si je voulais avoir un impact sur le monde, je ne devais pas seulement faire de la bonne recherche, mais devenir un chercheur-entrepreneur pour transformer ma recherche en solution à l'un des enjeux majeurs du XXIe siècle », nous explique cet ancien compétiteur de ski, fils d'une professeure de littérature et d'un père marketeur. « On est encore un peu en retard en France pour comprendre à quel point il faut investir dans ces technologies de rupture dès aujourd'hui si l'on ne veut pas rater les prochaines révolutions industrielles, notamment à tout ce qui touche à l'ingénierie génétique et au croisement de la biologie et de l'intelligence artificielle », poursuit celui que Forbes a classé en 2017 dans sa prestigieuse liste « 30 Under 30 Europe », qui réunit des talents européens de moins de 30 ans qui transforment le business.
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