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Édition du vendredi 09 février 2018

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ON EN PARLE
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Les ETI françaises adoubent enfin la transformation digitale

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Les dirigeants ont pris le digital à bras-le-corps, l'impulsion est là : pour sa deuxième édition, le baromètre de la maturité digitale des ETI françaises d'EY-Apax entérine la prise de conscience que la transformation digitale est un projet d'entreprise global qui dépasse le cadre de la direction informatique. Contrairement aux résultats de l'an passé, les patrons d'ETI appréhendent désormais le changement de manière très positive : 94 % considèrent le digital comme un puissant levier de création de valeur.

Si, pour le consommateur, la digitalisation augmente le confort au quotidien, pour les ETI, elle peut optimiser l'efficacité des nombreuses tâches chronophages et répétitives de la gestion administrative. Selon le baromètre OpinionWay sur les entreprises françaises en matière de transformation digitale (juin 2017), analysé par Les Echos, 63 % d'entre elles souhaiteraient gagner du temps sur ces process, et perçoivent la digitalisation comme une opportunité pour optimiser leur efficacité. Presque un salarié sur deux (47 %) dédiés à la gestion de documents administratifs estime perdre du temps. « Les sociétés cherchent donc à adopter des process plus efficaces. Cette gestion est d'autant plus fastidieuse que la réglementation pour la dématérialisation des factures envers l'État, qui oblige les grandes entreprises – et, depuis le 1er janvier 2018, les ETI –, à passer par le portail Chorus, impacte fortement les services administratifs », ajoute le site Les Echos.

Le mois dernier au CES de Las Vegas, trois entreprises familiales françaises avaient confirmé que les ETI savent adouber la transformation digitale par l'innovation avec des produits innovants créés en interne ou avec des startups. L'Usine digitale a dressé leur portrait.  « Nous sommes une entreprise extrêmement innovante. Nous investissons plus de 40 % de nos résultats dans l'usine du futur et la technologie. Nous venons d'investir 5 millions d'euros dans un Creative Lab de 1 000 m², pour travailler avec les acteurs académiques et les startups, en plus de nos cinq centres de recherche en France », y explique Pascale Teurquétil, le directeur général de Muller, spécialiste du chauffage, de l'eau chaude sanitaire et de la ventilation. Pour Decayeux, la volonté de muter d'une société purement industrielle à une entreprise de services plus proche de l'utilisateur final, grâce au logiciel et aux données, s'incarne par leur nouveau produit, présenté au CES : une boîte à colis connectée sécurisée pour les immeubles et espaces collectifs.

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MATIÈRE À DÉBAT
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« Nous voulons faire de nos clients des champions de l'engagement consommateur »

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Entretien : Agathe Bousquet - présidente de Publicis Groupe en France
« Nous voulons faire de nos clients des champions de l'engagement consommateur »

Dans un marché de la communication particulièrement chahuté, Publicis a lancé une stratégie de transformation, baptisée Power of One, qui met le client au centre des préoccupations. Le mouvement s'est accéléré mi-2017 avec l'arrivée d'un nouveau président du directoire et la création d'un management national, confié à Agathe Bousquet.

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LE MILLENNIAL DE LA SEMAINE
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Raphaël Salganick, l'auditeur-entrepreneur qui veut digitaliser le tourisme culturel

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C'est dans une file d'attente interminable pour visiter le musée du Vatican que Raphaël Salganick mûrit l'idée d'Art & You, startup qu'il a cofondée avec sa compagne. La première plateforme en France qui connecte les guides professionnels et les touristes internationaux est donc née lors d'un voyage à Rome. Un an et demi plus tard, l'entrepreneur de 27 ans, membre du programme EY Jumpstart*, est ambitieux.

 « L'ambition est importante et il ne faut pas se cacher d'en avoir. Oser est la meilleure arme pour réussir », assure-t-il. Et puisque « réfléchir c'est bien, mais agir c'est mieux », le diplômé de Neoma Business School a pour objectif d'implémenter à sa plateforme Web et mobile un module de réalité augmentée qui permettra à chacun de ses clients de visualiser le monument visité. Art & You permettra par exemple de voir le forum romain tel qu'il était il y a 2 000 ans.

 « Nous développons aussi une offre BtoB destinée aux entreprises qui consiste à proposer des activités de 'team buildings' culturels aux salariés de ces entreprises. Ces activités culturelles ont pour objectif de renforcer le lien entre les collaborateurs, d'améliorer le bien-être au travail et de renforcer la marque employeur de l'entreprise », ajoute l'ex-auditeur financier Senior d'EY Pétrole & Commodities.

Arrivé chez EY en stage de césure en 2013, dans le secteur Oil & Gas, ce Franco-Brésilien inspiré par un beau-père entrepreneur – « Son énergie et sa persévérance m'inspirent énormément et alimentent mon ambition » – y est revenu en CDI en 2015. « J'ai toujours eu l'envie d'entreprendre. J'ai rapidement compris qu'en France, tout serait plus facile en passant par une grande école et une grande entreprise. Cela m'apporterait crédibilité et réseau. Ce qui m'a toujours motivé, c'est d'avoir l'opportunité de côtoyer des personnalités diverses et variées, et de cultiver mon réseau. Un cabinet comme EY est riche par les profils des personnes recrutées et par la diversité de son réseau », développe celui qui était président du Bureau des élèves de l'ancienne Sup de Co Reims, devenue Neoma Business School. Assumant que son ambition professionnelle est aussi corrélée à son ambition personnelle, « à savoir créer une famille et la faire grandir avec les différents projets que j'aurai l'occasion de construire », Raphaël Salganick avoue son dessein ultime : « Développer et créer plusieurs entreprises qui puissent contribuer à améliorer notre quotidien. »

* Le programme EY Jumpstart permet de combiner une activité d'auditeur salarié et de créateur d'entreprise en alternance.

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