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Édition du vendredi 09 mars 2018

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ON EN PARLE
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Droits des femmes : après les mots, place aux actes !

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Depuis 1977, le 8 mars incarne la lutte des femmes pour leurs droits. Dans la continuité de l'affaire Weinstein et du mouvement #MeToo, 2018 sera-t-elle l'année des actes en termes de parité dans le monde ? La question est posée par Les Echos Business à Chiara Corazza qui veut faire entendre la voix des femmes partout dans le monde. Aux commandes, avec Clara Gaymard, du Women's Forum for the Economy and Society, cette ancienne journaliste sensibilise les grands patrons à l'importance d'accroître la place des femmes dans les instances dirigeantes. Et pour elle, « Le moment est venu. Le monde est en pleine rupture, avec les smart cities, l'intelligence artificielle et les transports connectés... et il est temps que la voix des femmes soit de plus en plus écoutée. Il y a, enfin, à travers le monde, une prise de conscience que leur rôle est fondamental, y compris pour l'économie. »

Le constat chiffré pose les enjeux du combat de Chiara Corazza : les femmes forment la moitié de l'humanité et 50 % des diplômés. Mais seulement un quart d'entre elles occupent des postes de management et 94 % des CEO dans le monde sont des hommes. En France, si seulement 11 % des sièges au Comex sont occupés par des femmes, est-ce la faute d'un plafond de verre ? Oui, mais pas seulement, d'après une enquête produite par l'association Entreprise et Personnel, conduite pendant près de deux ans auprès d'une vingtaine de grandes entreprises. Les résultats sont expliqués par France Info dans un compte rendu révélateur de maux structurels : « Dès leur entrée dans la vie professionnelle, les femmes sont cantonnées à des fonctions périphériques et excentrées, à des postes qui ne constituent pas la voie royale pour gravir les échelons. Et lorsqu'une femme prend un poste de dirigeante, les chances pour la suivante d'accéder à un niveau équivalent de responsabilité chutent de 50 %. »

En Argentine, ce sont justement les chiffres, en l'occurrence ceux donnés par le ministère argentin du Travail, qui se sont avérés assez convaincants pour conforter un projet gouvernemental modèle. Lequel ? Une loi sur la parité des salaires entre les hommes et les femmes. Courrier International nous apprend que « le président Mauricio Macri veut contraindre les entreprises de plus de 200 salariés à aligner les salaires, à poste égal. Un principe déjà inscrit dans la loi, mais qui n'est pas effectif ». Reprenant l'hebdomadaire La Nación, Courrier International explique que le registre des entreprises et organisations syndicales de parité salariale sera accessible au public, « et aucune entreprise n'aura envie de se faire lyncher sur un thème aussi sensible ».

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MATIÈRE À DÉBAT
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« Le Data Management est un enjeu de la performance globale de l'entreprise »

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Entretien : Reda Gomery - Associé EY
« Le Data Management est un enjeu de la performance globale de l'entreprise »

Les entreprises gagnent en maturité dans la gestion de leurs données et structurent leurs actions. Les investissements sur les sujets data s'intensifient et accompagnent la transformation des organisations. Les nouveaux modèles de Data Management permettent d'accroître l'efficacité opérationnelle, d'améliorer les connaissances métiers et de se conformer à un cadre réglementaire de plus en plus exigeant.

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LE MILLENNIAL DE LA SEMAINE
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Chiara Condi, l'entrepreneuriat au service de la cause des femmes

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« Il faut oser ou se résigner à tout », disait l'historien romain Tite-Live. Oser, c'est innover pour provoquer le changement. Mais, « pour innover, il faut être sur le terrain, proche de la cause qu'on souhaite traiter et des individus pour mieux comprendre les problèmes et y trouver des nouvelles solutions », assure Chiara Condi, fondatrice de Led by Her, une association qui aide les femmes victimes de violences conjugales à se reconstruire par l'entrepreneuriat. Se sentir proche de la réalité permet de faire une différence dans la vraie vie : l'Italo-Américaine de 31 ans en est convaincue depuis ses années à Harvard, où elle est entrée pour étudier l'Histoire. Après avoir géré un centre pour les SDF, puis créé un programme de réinsertion, en parallèle de ses études, elle découvre « l'impact que la mobilisation peut avoir sur la qualité de vie des autres et sur le collectif ». C'est le déclic : « Je me suis rendu compte que je voulais être proche de gens et faire quelque chose qui résonnait avec les valeurs que je portais. »

C'est justement pour pouvoir travailler sur ces questions à grande échelle au sein d'une organisation internationale qu'elle fait le choix d'un master en économie politique internationale à Sciences Po Paris et à la London School of Economics. Elle entre ensuite à la Banque européenne de reconstruction et développement (BERD), sa première expérience professionnelle. « C'est là, en travaillant sur la maximisation d'impact sur les femmes dans les projets d'investissement de la banque, que j'ai découvert la cause des femmes », nous confie-t-elle. Après deux ans à la BERD, la lauréate du Prix de la femme d'influence 2017 rêve de lancer sa propre initiative. Elle démissionne et décide de revenir à Paris. « En découvrant des associations de femmes, j'ai contacté deux écoles de commerce, l'IÉSEG et l'ESCP pour demander si on pouvait lancer un premier programme pilote pour accompagner les femmes à se reconstruire par l'entrepreneuriat. J'ai eu la chance que toutes les deux m'ont dit oui. Après la première année, nous avons continué à construire et faire plus de projets et plus d'initiatives », raconte-t-elle.

En septembre 2014, elle lance Led by Her. Concrètement, l'association propose à ses bénéficiaires une formation aux bases de la création d'entreprise. Au menu : quelque 300 heures de cours de finance, comptabilité, une initiation à la structure d'un business plan ou encore des conférences sur le lean startup. « Pour que l'empowerment économique des femmes se fasse, nous devons travailler sur l'individu, mais aussi sur la culture et l'environnement, qui font une énorme différence », précise-t-elle. Son intime conviction est que le monde se change en changeant soi-même, puis une personne à la fois. « Je travaille pour faire avancer la cause de femmes parce que je crois qu'à part être méritée, atteindre l'égalité sera une énorme richesse et une opportunité pour le monde en révélant le potentiel de la moitié de sa population », poursuit la Parisienne d'adoption. En mai prochain, Led by Her disposera d'une nouvelle plateforme numérique, qui permettra aux entreprises de mobiliser leurs collaborateurs autour de l'entrepreneuriat féminin. Elle le clame fièrement : « Je ne suis qu'au début d'un mouvement que je souhaite mener jusqu'au bout. »

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