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Édition du vendredi 16 février 2018

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ON EN PARLE
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Le RGPD chamboule la donne, les entreprises et villes réagissent

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À compter du 25 mai 2018, toutes les entreprises qui traitent des données personnelles liées à des citoyens européens devront respecter le RGPD (Règlement européen sur la protection des données). Après quatre années de négociations législatives, le nouveau règlement européen peut logiquement faire peur aux professionnels du numérique : ceux qui ont pris le temps de le consulter mesurent l'ampleur de la tâche et voient l'échéance approcher à grands pas. D'autres, au contraire, préfèrent faire l'autruche et espèrent que la CNIL ne sera pas trop répressive. Le 23 janvier dernier, la Commission nationale de l'informatique et des libertés a justement publié un guide didactique sur la sécurité des données personnelles. Car les obligations vont se renforcer, avec l'application du RGPD. TPE, PME et grands groupes seront notamment dans l'obligation de recruter/mutualiser ou nommer un Data Protection Officer (DPO), explique L'Usine Digitale. Dans une tribune, Noureddine Elislami, Manager Exécutif, spécialiste des recrutements sur les métiers du digital chez Michael Page, assure que « certaines entreprises ont d'ores et déjà commencé leurs recherches dans l'optique d'intégrer leur DPO sur le premier trimestre 2018. On estime que c'est le cas de 20 à 30 % des annonceurs depuis septembre 2017. Ils ont été bien inspirés, sachant qu'à l'heure actuelle, il existe peu de formations au poste de DPO, un métier hybride à mi-chemin entre le juridique et la gestion de données ».

Les fichiers clients traités par les plateformes de vente en ligne constituent un exemple parlant des nouvelles obligations à remplir par l'ensemble des acteurs proposant des biens et services sur le marché européen. Les sites marchands qui traitent les données postales et bancaires des acheteurs n'ont pas à leur demander leur accord préalable, s'agissant, en principe, d'un « traitement de données sans consentement,  » (autre fondement légal prévu par le règlement). « L'entreprise doit néanmoins informer ses clients de l'existence d'un tel traitement et leur notifier leur droit d'accès et de rectification de leurs données, ainsi que leur droit d'opposition à prospection et profilage. Ce concept anglo-saxon, repris dans le RGPD, autorise la prospection commerciale sans le consentement des intéressés, jusqu'à l'exercice du droit d'opposition du prospect » explique Le Point.

Les collectivités ne seront pas non plus épargnées par le RGPD. Les villes qui organisent de nombreux traitements de données personnelles (transports, e-administration...) devront, elles aussi, s'adapter, rappelle Le Journal du Net. « Elles seront concernées par les trois grandes lignes de force du RGPD : le renforcement des droits des personnes, le basculement d'une logique de contrôle a priori vers une logique d'autocontrôle permanent, et le renforcement considérable du niveau des sanctions », y énonce Alice de La Mure, qui s'occupe du secteur public au service des Correspondants Informatique et Libertés de la CNIL. Pour les collectivités, les manquements les plus graves seront sanctionnés par des amendes allant jusqu'à 20 millions d'euros.

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« La transformation sur les questions de cybersécurité doit être culturelle »

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Entretien : Marc Ayadi - Associé EY en charge des expertises Cyber, Technology et Data - France, Maghreb, Luxembourg
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Les usages liés à la transformation digitale ont créé de nouveaux risques, qui obligent les entreprises à se réorganiser pour mieux prévenir, détecter, endiguer et se remettre des attaques. La riposte passe par le renforcement des systèmes de sécurité, mais aussi par une sensibilisation et une vigilance accrues du public via des gestes simples, car la cybersécurité est devenue l'affaire de tous.

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LE MILLENNIAL DE LA SEMAINE
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Paola Goatin, une chercheuse au chevet des embouteillages

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Si vous ne savez pas en quoi consistent l'analyse et l'approximation numérique des systèmes d'équations aux dérivées partielles de type hyperbolique, demandez à Paola Goatin, elle saura vous expliquer. Depuis 2010, ce docteur en mathématiques arrivé en France dix ans plus tôt de son Italie natale mène des travaux de renommée internationale pour l'Institut national de recherche en informatique et en automatique. Membre de l'équipe-projet Inria Opale, la lauréate du Trophée des Femmes en Or 2016 pour la catégorie « Smart City » travaille sur des recherches aux applications très concrètes visant à optimiser le trafic routier et à gérer les mouvements de foule. Et ses activités rayonnent aux plans national et international.

Passée par le Centre de Mathématiques Appliquées de l'École Polytechnique, Paola Goatin entretient des relations scientifiques étroites avec plusieurs laboratoires à l'étranger. Comme l'Université de Berkeley, en Californie, avec laquelle elle a monté une équipe associée focalisée sur le développement de stratégies de redirection du trafic routier en temps réel, en s'appuyant sur les données observées sur les autoroutes autour de San Francisco. Vainqueur du Prix du « Jeune chercheur Inria - Académie des sciences » en 2014, le docteur en analyse des équations aux dérivées partielles s'est tourné vers les applications en 2003. Cette année-là, Paola Goatin obtient un poste de maître de conférences à l'Université du Sud Toulon-Var et est rattachée à l'Institut des sciences de l'ingénieur de Toulon. « Avec d'anciens collègues parisiens et italiens, j'ai commencé à étudier des modèles macroscopiques de trafic routier », se souvient celle qui a pu travailler avec des mathématiciens de très haut niveau comme Philippe Le Floch (Université Paris VI, CNRS), sous la direction duquel elle fait son stage postdoctoral à l'École Polytechnique.

En même temps qu'elle obtient un poste de chargée de recherche au sein de l'équipe-projet Inria Opale, elle réussit à convaincre le Conseil européen de la recherche de sélectionner son projet « TRAM3 – Traffic Management by Macroscopic Models ». Avec sa bourse d'environ 800 000 €, elle parvient à constituer une équipe et à conduire sur cinq ans un projet qui, confie-t-elle, l'épanouit particulièrement, « car il répond à des questions concrètes telles que l'aménagement des espaces publics pour minimiser le risque d'accidents en cas de mouvements de foule ou la régulation de la circulation routière pour assurer la meilleure fluidité possible au trafic ».

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