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Édition du vendredi 13 octobre 2017

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ON EN PARLE
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L'immobilier embrasse la technologie

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L'immobilier se transforme et depuis maintenant deux ans, c'est tout un secteur qui assume une mutation nécessaire. Dans ce contexte où innovation rime encore avec question, le salon RENT, qui s'est tenu les 11 et 12 octobre à la Grande Halle de La Villette de Paris, revêtait encore plus d'importance pour les professionnels du secteur. « Internet, logiciels, visites virtuelles, 3D, services innovants... Cet événement est l'occasion pour les exposants, français et étrangers, de présenter tout ce qu'il faut connaître pour commercialiser l'immobilier, offrant aux visiteurs l'opportunité unique en Europe de réaliser une veille technologique en 48 heures », résume le site lavieimmo. Parmi les 4 000 intervenants de cette 5e édition, étaient présentes « des startups moins connues comme Meero, première plateforme on-demand de photographie ; Kadran, qui révolutionne la manière de vendre un bien, ou encore CityScan qui permet d'évaluer les points faibles et les atouts de n'importe quel logement », explique le site spécialisé.

Parmi les startups qui forcent les professionnels de l'immobilier à se digitaliser, certaines viennent d'un autre secteur, comme la jeune pousse savoyarde Miliboo, spécialiste de la vente de meubles en ligne. Pionnière française du « phygital » avec les meubles connectés de sa boutique parisienne, Miliboo lance un service B to B destiné d'abord aux clients français, mais qui a vocation à être étendu à l'international. « Dotée d'un catalogue de plus de 2 500 références, la marque va enrichir son offre afin de répondre aux besoins spécifiques de ce marché professionnel composé d'architectes d'intérieur, d'agenceurs de bureaux ou de promoteurs immobiliers », expliquent Les Echos. Le quotidien économique rappelle que le magasin lyonnais de l'entreprise, cotée sur le marché Alternext d'Euronext à Paris, propose au client de réaliser son aménagement intérieur avec un casque 3D développé avec Dassault Systèmes. « Cette technologie permet de se projeter à taille réelle dans son habitat », décrit, dans Les Echos, Guillaume Lachenal, fondateur et PDG de Miliboo. Une inspiration pour les agences et promoteurs immobiliers, désormais convertis aux nouvelles technologies. 

Des murs en mousse et en béton qui poussent en quelques jours, voilà le genre d'exploit que permet aujourd'hui l'innovation dans la construction. Le Huffington Post raconte l'initiative de l'université et de la métropole de Nantes, qui ont lancé la construction d'un logement social par impression 3D. « Sous une grande tente blanche, coincée entre un espace boisé et deux barres d'immeubles HLM d'un quartier de Nantes, un robot industriel piloté par deux chercheurs de l'université se déplace en roulant sur la dalle de la future maison. Son bras articulé injecte une mousse, du polymère, déposée couche par couche pour former une paroi qui atteindra jusqu'à quatre mètres de haut, et dans laquelle le béton est coffré au fur et à mesure de l'élévation des murs », décrit le pure player. 

MATIÈRE À DÉBAT
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« À chaque étape, des corps étrangers ont contaminé positivement le reste des équipes »

Entretien : Jérémie Clévy - président de meltygroup
« À chaque étape, des corps étrangers ont contaminé positivement le reste des équipes »

melty est, depuis 2008, une référence dans le divertissement pour les millennials. Le site continue de fonctionner en mode startup, mais les évolutions de la consommation médias de sa cible et la montée en puissance des réseaux sociaux ont amené son éditeur meltygroup à transformer radicalement son modèle. En dix-huit mois, le site melty est devenu un média multiplateforme, qui a renforcé son audience et développé sa production vidéo. Le groupe s'est aussi recentré sur ses activités stratégiques.

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LE MILLENNIAL DE LA SEMAINE
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Raphaël Cohen veut mettre des vélos partout en ville

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Il le répète comme un mantra marketing : « Le vélo est devenu le 2e mode de transport en Chine. » Raphaël Cohen sait de quoi il parle, c'est à Hong-Kong où il réside qu'il a fondé sa startup de vélos en libre-service et sans borne. Le 5 octobre, Gobee.bike annonçait son lancement à Lille et dans plusieurs communes proches, pour sa première implantation hors d'Asie. Prenant l'Empire du Milieu pour modèle, ce serial-entrepreneur quadrilingue est persuadé qu'il y a en Europe « un potentiel énorme vu la demande, les usages et les habitudes des gens ». Après la capitale des Flandres, Gobee.bike espère bien étendre son réseau à une dizaine de villes françaises et européennes dans l'année qui vient. Diplômé de la Roman School of Management de l'université de Toronto après des passages à l'université Jia Tong de Shanghai et celle de Hong-Kong, le jeune patron assume ses ambitions pour ses vélos verts fluo, qui, contrairement à la majorité des systèmes en France, n'ont besoin d'aucune infrastructure publique. Normal, ils ne sont pas reliés à des bornes et peuvent donc être pris et déposés n'importe où, n'importe quand après avoir été géolocalisés. « Tant que c'est légal et que cela ne dérange personne », précise Raphaël Cohen. Avec son concept de « free floating » et un modèle économique reposant sur une tarification de 50 centimes les 30 minutes en plus d'une caution de 50 euros à l'inscription, Gobee.bike « ne veut pas remplacer l'existant, mais l'idée est de trouver des vélos partout à disposition », insiste son cofondateur. « Le service avec des bornes continuera d'exister car il répond à des besoins. Nous, on propose la prochaine phase, avec une autre technologie. Je veux créer une marque cool, avec une offre nationale sans abonnement qu'on peut utiliser partout, sans inscription dans chaque ville. Ce sera un service à la demande très flexible », détaille l'expatrié, qui, en août 2017, a levé 9 millions de dollars auprès de Grishin Robotics et aussi un peu du géant chinois Alibaba. Finalement, à l'écouter, sa nouvelle aventure entrepreneuriale lui ressemble : « J'ai fondé Corporate Edesign en mai 2010, une société de création graphique ciblant principalement les PME en Europe, Asie et Amérique du Nord. Avant cela, j'avais créé une société d'import-export basée à Hong-Kong en novembre 2009. Je suis constamment à la recherche de nouvelles opportunités pour développer et appliquer mes connaissances et mon expérience, acquises notamment après avoir vécu sur trois continents et voyagé dans 35 pays. »

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