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Édition du vendredi 17 mars 2017

ON EN PARLE
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La voiture autonome trace sa route et inspire

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En plein Salon mondial de l'automobile, le rachat par Intel de Mobileye, société israélienne spécialisée dans les systèmes anticollision, pour 14 milliards d'euros confirme l'emballement du marché de la conduite assistée et autonome. Pendant dix jours à Genève, il a attesté ses progrès technologiques. Pour sa première participation au Salon, Airbus a présenté un projet digne d'un film de science-fiction : le croisement d'une automobile volante, d'un drone et d'un taxi autonome. « PopUp », c'est le nom du véhicule, est censé circuler à la fois au sol et dans les airs. Avec lui, pas besoin de conducteur puisque c'est une application d'intelligence artificielle qui choisira la meilleure façon d'atteindre la destination des passagers (deux au maximum).

L'intelligence technologique de l'automobile du futur concerne aussi les pneus. Avec son innovation IntelliGrip Urban, présentée à Genève, Goodyear fait la démonstration des avancées du pneu de demain : il sera capable, grâce à des puces électroniques implantées directement dans le caoutchouc, de communiquer sur son état d'usure, sur la présence de coupures ou le risque d'éclatement. IntelliGrip Urban pourra aussi informer directement de l'état de la route par l'analyse de l'adhérence, et signaler la présence d'eau, de neige, d'huile ou de verglas, afin d'optimiser la conduite.

Aux États-Unis, des chercheurs de trois universités, dont le prestigieux MIT, reprennent les fondements de la voiture autonome pour développer un nouveau concept : le fauteuil roulant qui, grâce aux capteurs, se déplace tout seul en évitant les obstacles et en ajustant sa vitesse. « Nous pouvons emprunter beaucoup de choses qui existent déjà chez les robots autonomes et mobiles pour augmenter et non pas remplacer l'être humain qui nécessite ce service », explique un professeur de l'université de Northwestern.

MATIÈRE À DÉBAT
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« N'augmentons pas l'homme, mais les capacités de l'IA pour accompagner l'homme !»

« N'augmentons pas l'homme, mais les capacités de l'IA pour accompagner l'homme !»

La médecine vit une véritable révolution sous l'impulsion des nanotechnologies, de l'intelligence artificielle et des technologies cognitives. Bientôt, bon nombre de ses fonctions actuelles pourront être réalisées par des algorithmes, le médecin spécialiste deviendra alors un hyper-technicien mâtiné d'ingénieur, qui se concentrera sur les gestes à risque et travaillera en complémentarité avec les autres professionnels de santé. Le médecin généraliste aura un rôle de « bioconseiller », appréhendant le malade dans toutes ses composantes. La philosophie s'invite dans ce paysage face aux avancées de la recherche autour de l'homme augmenté...

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LE MILLENNIAL DE LA SEMAINE
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Nicolas Bustamante, le Français qui construit le Google du droit

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Depuis presque un an, alors que le marché de la « legal tech » se développe en France, une startup de l'Hexagone utilise l'intelligence artificielle, donc des bots et des algorithmes, pour développer le futur Google du droit. « Contrairement aux idées reçues, les Américains ne sont pas en avance sur les Français dans l'IA », assure Nicolas Bustamante, 21 ans, cofondateur de Doctrine.

Ancien élève déserteur de l'École normale supérieure, le jeune entrepreneur est revenu de la Silicon Valley avec une idée : développer un moteur de recherche juridique qui utilise l'intelligence artificielle pour simplifier le travail des avocats. Un an après sa création, Doctrine a séduit 5 000 avocats en France et levé 2 millions d'euros. Lauréate des challenges EY lors de Viva Technology Paris 2016, la plateforme est déjà utilisée par près d'un tiers du Legal 500 et s'attaque désormais à une profession potentiellement preneuse de sa base de données simplificatrice, les juristes d'entreprises.
 
« Lorsque nous étions à San Francisco avec mes associés, l'un des fondateurs d'une startup, qui souhaite uberiser les avocats, nous a confié que s'il était possible de "disrupter" la profession, c'était uniquement parce que les avocats utilisent des outils qui ne sont absolument pas adaptés au 21e siècle. Doctrine.fr utilise l'intelligence artificielle au service de l'avocat et non à son détriment », raconte Nicolas Bustamante.

Il l'assure avec fierté, mais sans forfanterie : « Nous avons conçu le moteur de recherche de décisions de justice le plus simple, le plus rapide et le plus exhaustif du marché. Nous faisons gagner en moyenne 3 heures par semaine aux avocats. » Avec son équipe de 25 ans de moyenne d'âge, composée d'ingénieurs informatiques, de thésards en droit et de juristes, Doctrine « permettra, à terme, de prédire le résultat d'une décision de justice en analysant à la volée des millions de décisions ». Le modèle économique actuel est simple : un abonnement résiliable à tout moment de 129 euros par mois. 

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