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Édition du vendredi 07 décembre 2018

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ON EN PARLE
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Comment les crypto-monnaies s'imposent-elles dans le paysage fiscal ?

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Taxer la crypto-monnaie ? C'est désormais envisagé par les vingt pays les plus riches du monde. Au cours du G20 argentin, les chefs d'État invités ont présenté un texte introduisant un système de taxation des services électroniques transfrontaliers, la version finale de la réglementation devant être mise en place d'ici à 2020. « Il s'agit d'un énorme pas dans la bonne direction pour le secteur. Assurer une surveillance réglementaire et un cadre de travail sur la manière d'envisager la propriété, l'investissement et l'imposition de la catégorie d'actifs permet aux grandes entités d'évaluer sérieusement l'espace », analyse Actu Crypto. Le média spécialisé ajoute : « Alors que les marchés des crypto-monnaies sont actuellement évalués à 130 milliards de dollars, il s'agit d'un petit montant comparé aux marchés boursiers et obligataires mondiaux, évalué à des milliards de dollars. » 
Outre-Atlantique, l'État nord-américain de l'Ohio n'a pas attendu le G20 pour permettre à ses entreprises, depuis le 26 novembre, de payer officiellement leurs impôts en bitcoins. Il leur suffit pour cela de s'enregistrer sur le site OhioCrypto.com. C'est une première et elle marque un tournant dans l'acceptation des crypto-monnaies par les autorités fiscales, au moment où le bitcoin traverse une période difficile. « Cette initiative s'intègre à la volonté de cet État du Midwest de se donner une image ouverte sur les nouvelles technologies, et devrait s'ouvrir aux particuliers dans le futur. Pour cette nouvelle réglementation, l'État s'est associé avec la startup BitPay pour gérer les paiements de manière sécurisée et convertira les bitcoins en dollars au taux actuel », explique L'Usine Digitale, qui s'appuie sur un article du Wall Street Journal. Toujours aux États-Unis, la construction d'une cité blockchain est carrément dans les tuyaux. Alors que la ville de Cleveland, dans l'Ohio, a lancé la Blockland initiative le très riche avocat et PDG de l'entreprise Blockchains, Jeffrey Berns, a acheté un terrain d'environ 27 000 hectares pour y bâtir une ville intelligente et décentralisée tournée vers la blockchain, mais aussi la nanotechnologie ou l'intelligence artificielle (IA). « Elle s'étalera sur une centaine de kilomètres carrés et accueillera des infrastructures classiques telles que des logements, des commerces, un parc technologique ou encore des écoles », précise le site Cryptonaute.

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LE MILLENNIAL DE LA SEMAINE
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Sajida Zouarhi, la blockchain dans la peau

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Comprendre la blockchain pour l'expliquer peut parfois susciter des vocations. Alors qu'elle fait une thèse chez Orange Labs sur la traçabilité et l'intégrité des données critiques, Sajida Zouarhi se retrouve à devoir évangéliser les équipes de l'opérateur français. C'est le début d'une passion. « Nos collègues d'Orange Silicon Valley s'intéressaient à la blockchain car ils avaient détecté des startups américaines qui utilisaient la technologie. J'ai donc passé deux semaines à faire une synthèse. Sauf qu'après ça, je ne me suis jamais arrêtée de m'intéresser au sujet », se souvient la fondatrice du Blockfest, un festival pédagogique des blockchains. Bien décidée à avoir une vision concrète de la technologie, cette ingénieure de formation participe en 2015 à son premier hackathon en Irlande : « C'est là que j'ai créé Kidner, un projet social impact visant à faciliter le don de reins croisé grâce à la blockchain. » Son idée ? Une plateforme mondiale qui permet de trouver des compatibilités entre donneurs et receveurs de reins.

« La blockchain est décentralisée, elle ne demande pas de stocker toutes les données dans un seul pays. Cela en fait un formidable outil de gouvernance partagée, et ouvre la voie à de nombreuses applications pouvant avoir un impact social à l'échelle locale comme à l'échelle mondiale », s'enthousiasme la présidente du eHealth and Blockchain Think Tank. En parallèle de sa plateforme de MedTech, la cofondatrice de l'association Chaintech assume son rôle d'ingénieure blockchain pour le géant américain ConsenSys, « où mon travail consiste à permettre aux développeurs d'applications décentralisées d'implémenter des architectures respectant la Privacy by Design (protection de la vie privée dès la conception, ndlr) ». Devenue fièrement un modèle pour les jeunes femmes désireuses de s'épanouir dans un milieu encore très masculin, l'instigatrice de Looking for Satoshi, un compte Instagram sur lequel elle partage les initiatives blockchain qu'elle découvre, espère faire naître des vocations : « Parfois, je me dis que ma personnalité m'aide car les femmes qui ont plus de mal à s'affirmer peuvent se faire écraser. Quand je commence à poser une question pour entamer la discussion, on me donne une réponse simpliste, parce qu'évidemment il faut se mettre à mon "niveau". J'observe avec beaucoup d'amusement les visages de mes interlocuteurs se transformer lorsque je commence à entrer dans le vif du sujet. »

MATIÈRE À DÉBAT
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La loi suffira-t-elle à redonner confiance aux Français dans leur alimentation ?

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La loi suffira-t-elle à redonner confiance aux Français dans leur alimentation ?

Le divorce entre les Français et l'industrie agroalimentaire est patent, alors même que la France est l'un des pays leaders pour la qualité et la sécurité de ses aliments. La réglementation de l'alimentation, stricte dans notre pays, est-elle toujours adaptée et peut-elle suffire à restaurer la confiance ? Question urgente à l'heure de la publication d'un rapport parlementaire sur l'alimentation industrielle, qui témoigne de la préoccupation du pouvoir politique.

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