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Édition du vendredi 12 octobre 2018

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ON EN PARLE
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Les promesses de la santé numérique

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Marché en plein développement, l'e-santé regorge d'opportunités. En 2016 en France, selon une étude de la DGE, il pesait entre 2,2 et 3 milliards d'euros. Le potentiel est aussi énorme que le champ technologique des possibles. Le 26 septembre dernier, la startup française Doctolib ouvrait à Paris le plus grand centre français de recherche sur la santé connectée. Ce HealthTech Center rassemble cent ingénieurs, une cinquantaine de plus les rejoindront dès 2019. Ce centre expert a pour ambition de « créer les outils du cabinet et de l'hôpital du futur. L'objectif étant de dégager du temps médical au médecin et de fluidifier le parcours des patients », précise le patron de Doctolib, Stanislas Niox-Chateau, au Parisien. Le quotidien précise que « l'équipe d'ingénieurs enrichit chaque jour d'une nouvelle fonctionnalité les logiciels de prises de rendez-vous en ligne ou de conseils aux patients de Doctolib : nouveau service pour réorienter les malades des urgences vers la ville, nouvelle ergonomie, envoie de SMS à partir de l'agenda... ». 

Forcément, le développement des objets connectés et les progrès de la génomique vont engendrer une masse de données considérable dont vont se délecter les algorithmes d'intelligence artificielle (IA), qui deviennent peu à peu incontournables dans la santé, explique Le Figaro. « L'université de Stanford a démontré que l'IA était meilleure que les dermatologues pour détecter certains mélanomes », explique au quotidien Clément Goehrs, cofondateur de la startup Synapse, qui favorise le bon usage des médicaments. Il poursuit : « Demain, vous pourrez prendre en photo un grain de beauté suspect avec votre smartphone et une application vous délivrera immédiatement son analyse. »

Et la télémédecine ? Son avancée est trop timide en France, regrette dans une tribune, sur Zdnet, Frédéric Charles, directeur Stratégie & Innovation chez Suez Smart Solutions : « Deux conceptions de l'e-santé se profilent, une qui voudrait que le "e-"  qu'il soit "télé" ou "données + IoT" , ne change rien et que le domaine de la santé reprenne son cours normal en se modernisant. Et puis une seconde qui montre assez simplement que le patient peut devenir acteur et que le numérique change sa relation au système et réorganise les flux d'information dans le système. »

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LE MILLENNIAL DE LA SEMAINE
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Guillaume Desnoës : « Être en vie, c'est avoir envie »

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Révolutionner le secteur de l'aide à domicile aux personnes âgées, voilà l'ambition d'un entrepreneur humaniste qui, depuis bientôt trois ans, réinvente cet accompagnement autour du concept d'« auxiliaire d'envie ». Diplômé d'HEC Paris en 2005, Guillaume Desnoës, lauréat 2017 de Réseau Entreprendre Paris, a créé Alenvi en mai 2016 avec Clément Saint Olive et Thibault de Saint Blancard. La promesse disruptive de la startup parisienne ? Proposer un cadre de travail valorisant aux auxiliaires de vie et des technologies qui leur permettent de travailler avec une autonomie forte.

« Il y a en France 1million de personnes touchées par la maladie d'Alzheimer et les troubles apparentés. Ces personnes seront 2 millions dans 20 ans. Pour la plupart, elles souhaiteront vieillir chez elles et auront besoin de l'aide de professionnels formés et profondément empathiques pour continuer au maximum leurs activités et passer de bons moments. Chez Alenvi, nous pensons qu'être en vie, c'est aussi avoir envie. Nous avons donc créé un cadre de travail épanouissant et responsabilisant pour les auxiliaires. C'est en effet en valorisant le métier d'auxiliaire que l'on peut garantir un accompagnement stimulant et de qualité à toutes les personnes âgées », explique l'ancien cofondateur d'Alvarum, une plateforme qui depuis 2008 aide les associations à collecter des fonds.

Persuadé que l'entreprise de demain ne date pas d'hier, Guillaume Desnoës trouve beau de se dire qu'il est un passeur de cette intelligence collective au service du progrès humain. Sur un marché estimé à 12 milliards d'euros, il veut marier humanisme et technologie au service d'un métier - accompagnant à domicile, souvent enfermé dans des représentations héritées du passé. « On ne se donne pas collectivement les moyens de former et de valoriser les auxiliaires de vie », regrette le cofondateur médiatique d'Alenvi. La startup équipe chacun de ses auxiliaires d'un smartphone, utilisé pour des aspects pratiques de gestion, de communication entre collègues, mais aussi pour donner des nouvelles rapidement et de façon spontanée aux familles des bénéficiaires.

« C'est en laissant les gens responsables de leurs actions, en les rendant autonomes que l'on maximise la motivation et la qualité du service », assure Guillaume Desnoës. Pour corréler ses paroles aux actes, Alenvi recrute des auxiliaires rémunérées à des tarifs supérieurs à la moyenne, en les orientant vers des bénéficiaires proches de chez elles et en leur apportant autonomie et responsabilité dans la façon dont elles gèrent leur planning avec leurs collègues. « Nous les appelons auxiliaires d'envie pour expliquer qu'elles sont passionnées par les personnes âgées en les aidant dans le quotidien », résume l'ancien collaborateur d'Axa et de France 24. 

MATIÈRE À DÉBAT
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Les données de santé, nouveau continent de valeur

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Les données de santé, nouveau continent de valeur

Les données de santé ouvrent de nouveaux gisements de valeur tout au long du parcours de soin. Aux côtés des acteurs traditionnels et des géants du numérique américains et chinois, des start-up du numérique entrent sur le marché de la santé. Ces bouleversements s'accompagnent déjà de règles juridiques et de réflexions éthiques, mais les cadres restent encore largement à construire.

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