Davos, une grand-messe tout en contrastes

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Davos, une grand-messe tout en contrastes
Mais au fait, à quoi ça sert Davos ? Alors que le Forum économique mondial a accueilli 3000 participants et 400 sessions pendant quatre jours pour « Créer un futur partagé dans un monde fracturé » – le titre officiel de la 48e édition –, la question est justement posée par Les Echos Start . « Davos, c'est à la fois un gigantesque cocktail, une université d'hiver, un meeting, une grand-messe et un brainstorming planétaire », explique le média. Dans la station de ski suisse, l'élite économique cohabite pour se faire voir et voir ses pairs, pour prendre le pouls des tendances, attraper des idées nouvelles. « Il y a vingt ans, le PDG d'une des plus grandes entreprises françaises assistait à une séance où un consultant et un patron canadien racontaient tout l'intérêt d'un truc nouveau : la messagerie électronique. Le Français sortit une feuille de sa veste pour noter : "voir Lotus notes". Un an plus tard, son groupe fut le premier du CAC 40 à annoncer la création d'une messagerie maison » , raconte Les Echos Start.

Lutter contre son appréhension de la quatrième révolution industrielle nécessite de savoir naviguer dans un monde multipolaire et « multiconceptuel », tel que le définit le Forum. C'est aussi à cela que sert Davos, qui cette année a organisé huit panels intitulés « Nous avons besoin d'en parler », identifiés par Quartz. Immigration, privilège, harcèlement, religion, santé mentale, race, identité sexuelle et handicap ont été au menu dans le canton des Grisons, avec notamment une intervention de Beth A. Brooke-Marciniak, Global Vice Chair, Public Policy chez EY. 

Alors que le Premier ministre indien Narendra Modi  a fait l'éloge de la mondialisation dans le discours d'ouverture, sur son site Web, le Forum n'hésite pas à dresser un bilan un brin anxiogène de l'état d'un monde « où les risques globaux ont été ignorés ou exacerbés par ceux qui ont le pouvoir d'agir », écrit Sharan Burrow, Secrétaire général de la Confédération syndicale internationale. Elle poursuit, en réclamant un « nouveau contrat social » : « Les signaux d'incertitude, d'instabilité et de fragilité ont proliféré, comme le rapporte le Global Risks Report du Forum économique mondial. A ce stade, il est difficile d'être confiant d'une donne inversée en 2018 et cela devrait servir de sonnette d'alarme. »
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Olivier Macard

associé EY, en charge du secteur Distribution et Consommation pour la France
Entre euphorie et agonie, la distribution contrainte à une mue brutale
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