eSport, le nouvel eldorado

La rédaction de Questions de transformation- 22 mars 2018

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eSport, le nouvel eldorado
Phénomène de niche devenu tendance sociétale, le sport électronique se démocratise et élargit ses frontières pour devenir une pratique qui attire les grands noms du sport, comme récemment le FC Barcelone, des médias (Lagardère), du numérique (Twitter) ou des transports (Voyages-Sncf). Les chiffres sont révélateurs d'un engouement global historique. L'an passé, l'eSport a rassemblé  385 millions de spectateurs dans le monde, et son marché est estimé pour 2018 à  906 millions de dollars, selon un rapport réalisé par le cabinet spécialisé Newzoo et commenté par Business Insider : « La plus grosse part du chiffre d'affaires de l'eSport en 2018 provient des sponsors, soit 40 %, ce qui représente 359,4 millions de dollars. Suivent la publicité, qui compte pour 19 %, soit 173,8 millions de dollars, et les droits de rediffusion, qui représentent 18 %, soit 160,7 millions de dollars. »

En 2021, le marché de l'eSport pourrait même atteindre les 1 650 millions de dollars et, logiquement, les éditeurs de jeux vidéo y investissent. Ubisoft a ainsi récemment décidé de se doter d'un département consacré au développement de l'eSport, qui a transformé des joueurs de salon adeptes du multijoueur en ligne en véritables professionnels du gaming. « Je dois développer une stratégie de contenu, de format de compétition, développer aussi des outils pour permettre aux gens de regarder la compétition en live sur Internet et sur d'autres formats », explique à LCIFrançois-Xavier Deniele, directeur de la branche eSport d'Ubisoft. Pour lui, « la France est un marché mature et a une carte à jouer pour être le fer de lance de l'eSport en Europe, avec l'Allemagne », et cela passe par l'arrivée d'événements internationaux dans l'Hexagone. Comme le championnat organisé par League of Legends à l'AccorHotels Arena.

Avec 18 % du chiffre d'affaires global et 260 millions de joueurs et spectateurs, d'après iResearch, la Chine reste néanmoins le leader mondial de l'eSport. Pas étonnant, donc, que depuis septembre dernier, cette discipline s'enseigne au lycée. Réputé pour ses formations en cuisine, mécanique, soudure et informatique, le lycée Lanxiang a ouvert une section eSport qui compte environ 50 élèves. « Au départ, les parents pensaient que ça consistait uniquement à jouer aux jeux vidéo, raconte le directeur de l'établissement à BFM Business. Mais on forme les élèves à tous les métiers du secteur, qui représente aujourd'hui un facteur de croissance économique et ne peut plus être ignoré. » Les frais de scolarité annuels sont d'environ 13 000 yuans (1 700 euros), un tarif raisonnable en Chine. Les joueurs les plus doués sont intégrés à l'équipe de l'école et dispensés de paiement.
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Olivier Macard

associé EY, en charge du secteur Distribution et Consommation pour la France
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