L'économie circulaire compte sur les grands groupes pour faire sa révolution

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L'économie circulaire compte sur les grands groupes pour faire sa révolution
La première phase de la consultation publique sur l'économie circulaire lancée fin octobre par le gouvernement s'est achevée le 6 décembre, avec 1 784 contributions déposées et 16 071 votes, selon le ministère de la Transition écologique et solidaire. Cette sollicitation populaire offre des premières pistes concrètes pour la future feuille de route de l'exécutif, qui sera publiée le 1er mars 2018. « En termes de consommation, deux pistes concrètes concernent les emballages : le retour de la consigne pour les emballages en verre, en plastique ou en métal, et la taxation des produits à faible durée de vie, non recyclables ou sur-emballés. S'agissant du tri et du recyclage, la clarification des consignes de tri est plébiscitée, ainsi que la simplification de l'accès au tri dans les espaces publics, les entreprises et les administrations. Enfin, la gestion des biodéchets devrait passer par la mise à disposition par les collectivités de bacs de compost individuels ou collectifs », résume le site Actu Environnement. Une autre consultation publique de deux semaines est prévue du 15 janvier au 2 février prochains.

Changer de paradigme économique pour passer à un modèle d'économie circulaire dans lequel on produit et on consomme en réutilisant plutôt qu'en jetant : c'est le combat de la start-up Circul'R, symbole d'une graine inédite germant au sein des grands groupes, celle de l'économie circulaire. « Circul'R, c'est l'histoire de Raphaël Masvigner et de Jules Coignard, deux amoureux de l'océan, qui ont quitté le confort de leurs postes respectifs chez Airbus pour monter leur start-up. À l'issue d'une odyssée entrepreneuriale et environnementale de 17 mois et de 22 pays traversés, ces globe-trotters de l'économie circulaire ont bâti un réseau international de plus de 350 start-up qui aspirent à changer notre manière de produire et de consommer et qui visent le zéro-déchet », explique L'Atelier BNP Paribas.

C'est aussi sur la base d'un constat alarmant que Bastien Lucas a eu l'idée de créer la start-up MéGO! : les deux tiers des mégots de cigarettes finissent dans la nature, sur les trottoirs ou dans les égouts. Or, un filtre de cigarette met quinze ans à se dégrader. MéGO!, basée à Bourg-Blanc au nord de Brest, propose donc d'assurer la collecte, la dépollution en circuit fermé et le recyclage des restes de « clopes ». « Il s'agit de la première unité de valorisation des mégots en France, raconte Ouest France. Début novembre, la mairie de Plougonvelin (Finistère) mettait en place six cendriers récupérateurs de mégots : à la plage, devant la salle des fêtes, le cinéma et le centre culturel. Quelques jours plus tard, c'est le McDo de Châteaulin qui installait un cendrier en forme de cigarette au niveau de son drive. À chaque fois, il s'agit de sensibiliser les fumeurs à l'importance de ne pas jeter leurs mégots n'importe où, et de réduire les coûts de nettoyage. Mais que faire des kilos de filtres de cigarettes récoltés ? Jusqu'ici, on les brûlait. » C'était avant MéGO!
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