L'égalité entrepreneuriale pour les femmes, un combat de société

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L'égalité entrepreneuriale pour les femmes, un combat de société
Bastion des libertés entrepreneuriales, la Silicon Valley reste un terreau machiste sur lequel les jeunes pousses féminines ont encore plus de mal à pousser. Les chiffres sont parlants : 23 % de femmes chez Apple, 19 % chez Google, 17 % chez Facebook. Le monopole masculin s'impose plus encore pour les inventions, puisqu'entre 1980 et 2010, 88 % des brevets liés aux technologies de l'information ont été déposés par des équipes entièrement composées d'hommes, selon un rapport du National Center for Women & Information Technology sorti début 2017. Logiquement, les startupeuses ne jouent pas à armes égales quand il s'agit de convaincre les investisseurs, aux États-Unis comme en France. 

Pourquoi les femmes lèvent-elles moins de fonds que les hommes ? En marge du Women's Forum de Paris, Les Echos répondent à la question en citant une étude menée sur six ans par des chercheurs de l'université Columbia de New York et ceux de l'université de Pennsylvanie : elle remarque que les investisseurs ont tendance à ne pas poser les mêmes questions aux femmes qu'aux hommes. S'il est généralement demandé à ces derniers de gagner, les entrepreneuses, elles, ont l'obligation de ne pas perdre. « Pourtant, ce n'est pas faute d'initiatives entrepreneuriales. En 2016, les Américaines étaient à la tête de 38 % de toutes les entreprises des États-Unis. Ni dû à un défaut de qualité : la même année, les chiffres d'affaires des compagnies dirigées par des femmes aux États-Unis étaient en hausse de 35 %, contre 27 % pour l'ensemble des entreprises américaines, selon les données d'Open pour American Express », explique le quotidien économique.

C'est dans ce contexte que le groupe de presse américain Hearst (Cosmopolitan,Elle, Harper's Bazaar...) met la main au portefeuille pour aider les femmes entrepreneurs, analyse Madame Figaro. Par l'intermédiaire de son incubateur HearstLab réservé aux startups dirigées par des femmes, Hearst finance et héberge gratuitement à son siège de Manhattan pendant un an. Pour cette première année, HearstLab a décidé d'investir 5 millions de dollars, principalement dans les secteurs des médias, de l'information ou des services. Sur 700 projets étudiés, 11 ont été retenus.

Dans une tribune publiée par le Huffington Post Québec, Marie-Claude Bibeau, ministre du Développement international et de la Francophonie du Canada, et la commissaire européenne Kristalina Georgieva, lancent justement un appel pour le renforcement du pouvoir des femmes. « La Banque mondiale et le gouvernement du Canada s'entendent pour dire que l'une des façons les plus efficaces d'accélérer le développement économique, de réduire la pauvreté et de bâtir des sociétés durables à l'échelle mondiale est de renforcer le pouvoir des femmes et des filles », écrivent les deux auteurs. Les études menées par la Banque mondiale indiquent en effet que l'élimination de la discrimination contre les femmes (employées et gestionnaires) pourrait accroître de 25 à 40 % la productivité par travailleur.
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Olivier Macard

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