L'intelligence artificielle, un enjeu d'Etat majeur

La rédaction de Questions de transformation- 07 septembre 2017

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L'intelligence artificielle, un enjeu d'Etat majeur
Si le gouvernement français a choisi de confier au mathématicien vedette et nouveau député Cédric Villani une mission d'information sur l'intelligence artificielle, dont le développement suscite en France autant d'espoirs que de craintes, c'est que les enjeux industriels, économiques, financiers et mêmes sociaux sont de taille. 

Au Royaume-Uni, le quotidien The Guardian rapporte que le Trades Union Congress, l'organisation fédératrice des syndicats britanniques, demande formellement au gouvernement de Theresa May d'utiliser les gains de productivité crées par la robotique et l'intelligence artificielle pour abaisser l'âge du départ à la retraite. Pour le TUC, il est temps que l'innovation technologique serve aussi les cols bleus par des meilleures conditions salariales et de travail.

Autre preuve des enjeux stratégiques fondamentaux que représentent les investissements étatiques dans l'intelligence artificielle, le régime chinois est le premier soutien du développement de l'IA dans l'Empire du milieu. 
Un tout récent rapport de Goldman Sachs, intitulé "China's Rise in Artificial Intelligence" et décrypté par le site Futurism, estime que la Chine possède désormais les ressources, un plan ambitieux et un support gouvernemental pour créer dans les prochaines années une économie boostée à l'intelligence artificielle et au "machine learning".
Les deux secteurs sont "devenus une priorité dans l'agenda économique du gouvernement", dixit le rapport.
Le géant chinois des télécommunications Huawei Technologies mise d'ailleurs sur l'IA embarquée pour construire le futur des smartphones, un marché en net ralentissement de croissance ces dernières années. 
Récemment interrogé par ZDNet, le vice-président monde Bruce Lee défendait les possibilités de développement technologique et d'innovation dans le secteur des smartphones, citant le potentiel de l'IA. 
Huawei a justement récemment annoncé un nouveau chipset mobile, le Kirin 970.
"Huawei intègre le traitement en intelligence artificielle directement au niveau du processeur, c'est-à-dire localement. Aujourd'hui, les assistants personnels, une exploitation de l'IA, fonctionnent essentiellement grâce à des requêtes traitées sur le Cloud, non sur le smartphone. Pour apporter plus d'intelligence en local, et aussi réduire les temps de latence, Huawei entend donc s'appuyer sur le Kirin 970", explique ZDNet.
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