L'intelligence artificielle, une révolution qui pose des questions

La rédaction de Questions de transformation- 17 mai 2018

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L'intelligence artificielle, une révolution qui pose des questions
« L'intelligence artificielle est l'une des choses les plus importantes sur lesquelles travaille l'Homme. C'est encore plus important que l'électricité ou le feu », expliquait le CEO de Google, Sundar Pichai, lors d'une interview sur MSNBC en janvier dernier. Dans les chiffres, la révolution est déjà en marche. En 2020, le marché de l'intelligence artificielle représentera plus de 40 milliards d'euros et d'ici là, le marché devrait croître de 54 % tous les ans. Devenue l'un des sujets de discussion favoris en entreprise, l'IA améliore la productivité et permet de créer des emplois, selon 80 % des cadres. Destinée aux professionnels et aux particuliers curieux, la deuxième édition du salon AI Paris 2018, qui se déroulera les 11 et 12 juin prochain à Paris, va consacrer « plus de 30 conférences (gratuites et payantes) pour présenter différents cas d'usages de l'intelligence artificielle en entreprise, ainsi que les outils existants sur le marché. On y découvrira par exemple comment l'IA permet à l'entreprise Rent a Car d'optimiser sa politique de prix en temps réel », annonce le site média spécialisé Clubic.
 
L'IA est promise depuis ses débuts aux disruptions de civilisation, en particulier dans les secteurs de l'éducation et de la médecine. Le Parisien pose donc la question : des algorithmes remplaceront-ils, demain, les médecins pour reconnaître un cancer du sein, une leucémie ou un risque de mort subite lié à un problème cardiaque ? Depuis deux ans, les progrès du diagnostic médical assisté par intelligence artificielle sont importants. Et ce sont les géants IBM, Google, Microsoft et les constructeurs Philips et Siemens qui sont au chevet de la médecine du futur. « Face à eux, des startups françaises tentent elles aussi d'occuper ce terrain prometteur. C'est le cas d'Implicity, spécialisée dans l'écoute à distance des pacemakers, de DreamUp Vision, experte de la détection de la rétinopathie diabétique (une lésion de la rétine qui peut causer la cécité des malades du diabète, NDLR) ou de Cardiologs, qui interprète les électrocardiogrammes », explique le quotidien francilien.
 
Au milieu de tout ce bruit médiatique autour de l'intelligence artificielle, une chercheuse en sciences de l'éducation, Margarida Romero, répond dans The Conversation à une question rarement posée et jamais analysée de façon aussi profonde à notre connaissance : comment éduquer nos concitoyens dans un monde où l'intelligence artificielle devient omniprésente ?
« Est-ce que le terme d'intelligence est pertinent pour désigner des applications informatiques basées notamment sur l'apprentissage machine (machine learning) ? Ces algorithmes ont-ils pour objectif de développer des systèmes capables de capter, de traiter et de réagir face à des informations (massives) selon des mécanismes qui s'adaptent au contexte ou aux données pour maximiser les chances d'atteindre les objectifs définis pour le système. Ce comportement qui peut paraître "intelligent" a été créé par des humains et présente des limites liées d'une part à la capacité humaine actuelle de définir des systèmes d'apprentissage machine efficaces, et d'autre part à la disponibilité de données massives pour que les systèmes s'adaptent », écrit Margarida Romero. Le constat est que ces systèmes sont plus performants que des humains sur des tâches bien spécifiques comme la reconnaissance de sons et d'images. « Comme le signale le rapport Villani, nous avons besoin, face à l'émergence de l'IA, d'une éducation plus critique et créative. Mais nous avons aussi besoin d'une approche plus orientée vers la pensée informatique de la culture numérique afin que les citoyens puissent comprendre le facteur humain dans la modélisation et la création des systèmes artificiels, le fonctionnement basique des algorithmes et de l'apprentissage machine ou encore les limites de l'IA face au jugement nécessaire pour considérer la valeur des solutions produites par les algorithmes », conclut la chercheuse.
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Olivier Macard

associé EY, en charge du secteur Distribution et Consommation pour la France
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