L'université d'été du Medef fête ses 20 ans entre attentes et souvenirs

La rédaction de Questions de transformation- 31 août 2018

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L'université d'été du Medef fête ses 20 ans entre attentes et souvenirs
Dans un contexte de fortes attentes vis-à-vis du gouvernement, La Croix fait un tour d'horizon de leurs désirs et inquiétudes. Et la liste est longue. Par exemple, à compter du 1er janvier, le gouvernement supprimera en partie le « forfait social » sur les rémunérations extra-salariales pour les entreprises de moins de 250 salariés. « Cela ne résout cependant pas le problème de la participation, dont le taux fixé par la loi reste identique pour toutes les entreprises. Or, ce taux unique ne répond pas aux réalités de toutes les structures. Il faut aligner davantage les intérêts des salariés avec ceux de l'entreprise », estime Guillaume Richard, PDG du groupe de services à domicile O2. Sur la transformation du CICE en baisse de charges patronales, « cela permet de repartir sur une base saine pour le calcul des charges sur les salaires », assure à La CroixFrançois Asselin, président de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME). « Néanmoins, cela va désavantager les entreprises. Car en diminuant le coût du travail, la baisse des cotisations conduira à majorer les bénéfices et donc l'impôt sur les sociétés », relativise aussitôt le patron d'Asselin, entreprise spécialisée dans la restauration de monuments historiques.

C'est parce que les dossiers chauds ne manquent pas qu'une dizaine de ministres sont venus défendre les réformes de l'exécutif à la grand-messe annuelle du syndicat des patrons, qui conserve tout son rôle et toute son importance. Pourtant, depuis quelques années, les universités d'été des partis politiques et organisations « revoient leur organisation à la baisse, quand elles ne disparaissent pas tout simplement. Quand ont-elles été inventées et pour quelles fonctions ? », s'interroge Le Monde. « Cet événementiel partisan constitue une forme de sas entre la trêve estivale et la reprise de la vie politique, marqué par une forme de relâchement (vestimentaire, notamment) qui permet une parole plus libre et (faussement) spontanée des dirigeants. Les universités d'été participent à ce titre d'une forme d'"informatisation" de la vie politique », écrit le quotidien.

Cette « informatisation », le Medef la met en scène chaque été depuis donc 1999, et pour fêter ses 20 ans, Paris Matchpropose une plongée confessionnelle dans les coulisses de 20 universités d'été du Medef. Les trois prédécesseurs de Geoffroy Roux de Bézieux y racontent leurs souvenirs. « Nous avions lancé une réforme en profondeur de l'organisation, donné un coup de jeunesse extrêmement fort. Nous cherchions comment traduire par une initiative originale que l'entreprise est au cœur de la société. Est venue l'idée d'une université telle qu'il en existait dans les partis politiques, qui réunirait les mondes politique, artistique, religieux, syndical... », se souvient Ernest-Antoine Seillière, créateur de l'événement deux ans après son élection à la tête du Conseil national du patronat français (CNPF), qu'il a rebaptisé Medef.
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