La « deep tech » confirme son émergence

La rédaction de Questions de transformation- 06 avril 2017

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La « deep tech » confirme son émergence
Elles s'appellent Lilium Aviation, BioCarbon Engineering, G-Therapeutic, NovaGray ou bien Koniku. Elles émergent depuis plus de deux ans en Europe et aux Etats-Unis, levant plus de 7,5 milliards d'euros en 2015. Elles proposent des produits ou services sur la base d'innovations de rupture, que ce soit l'intelligence artificielle, les nanotechnologies, l'Internet des objets ou la robotique. Elles ? Ce sont les 3 500 startups de la « deep tech » recensées en 2015 par le fonds anglais Atomico. D'après un rapport publié mardi 4 avril par Boston Consulting Group avec Hello Tomorrow, la « deep tech » s'apprête à bouleverser l'ensemble des secteurs économiques. « Les prochaines stars de l'entrepreneuriat seront-elles des chercheurs ? », s'interrogeLa Tribune.

« Les investisseurs se rendent compte qu'il n'y a plus beaucoup d'innovation radicale à attendre des startups uniquement numériques », analyse Xavier Duportet, président d'Hello Tomorrow dans Les Echos. Les GAFA se penchent donc désormais avec intérêt sur les mathématiques appliquées, la biologie ou la physique. Quand la startup digitale classique se concentre sur les usages existants, celles de la « deep tech » inventent des nouvelles solutions. Si elles sont technologiquement mâtures, elles manquent en revanche de réflexion sur le marché et la stratégie commerciale, rappelle La Tribune, citant le rapport d'Hello Tomorrow et du BCG. Leur besoin en conseils sur l'accès au marché et à l'expertise business est vital, tout comme le rôle primordial des entreprises, notamment des grands groupes, dans leur développement.

Dans un article publié dimanche 2 avril par The Spokesman-Review, Saijel Kishan, de Bloomberg, raconte que les hedge funds, comme WorldQuant, utilisent déjà le « deep learning » informatique pour programmer les ordinateurs afin qu'ils « réfléchissent » et « agissent » comme un être humain. En l'occurrence un courtier. Selon Bloomberg, WorldQuant utilise en effet déjà cette intelligence artificielle pour du trading, uniquement sur des petites opérations. Pour l'instant ? 
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