La French Tech s'exporte peut-être trop bien

La rédaction de Questions de transformation- 28 juin 2017

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La French Tech s'exporte peut-être trop bien
Moins de deux semaines après le discours ambitieux du président Emmanuel Macron sur la France, nation des startups, le plus grand incubateur européen Station F ouvre ses portes, à Paris. Le chef de l'État était là pour inaugurer le couveur de startups financé par Xavier Niel. Deux jours plus tôt, Mounir Mahjoubi, secrétaire d'État au numérique, représentait le gouvernement à la French Touch Conference de New York. Autant de signaux positifs envoyés par l'État, mais pour Atlantico, la vitrine new-yorkaise de la France de l'entrepreneuriat a beau être rutilante, elle n'est que l'arbre qui cache la forêt.

« Aujourd'hui, on s'enivre encore du mot startup, or on ne se rend pas compte que les jeunes pousses doivent être le tout début et surtout pas une fin en soi. D'après LinkedIn, la France est le deuxième pays au monde en matière d'exode des cerveaux, après l'Inde. Il faut donc un scénario de développement de nos startups afin de créer les conditions de leur montée en puissance, et pas de l'expatriation de ces sociétés », constate dans un entretien Bernard Benhamou, secrétaire général de l'Institut de la souveraineté numérique.

Les 14 startups de la quatrième promotion du programme Impact USA, l'accélérateur lancé en 2013 par Business France et Bpifrance, viennent d'ailleurs de terminer 10 semaines d'accélération à San Francisco et New York en vue de leur future implantation aux États-Unis. « San Francisco, terre de conquête pour les ambitieux de la French Tech », titre avec justesse Les Echos Business dans un article rappelant à quel point l'écosystème de la Silicon Valley reconnaît la valeur montante des entrepreneurs tricolores.

« Depuis ses débuts il y a trois ans, Impact USA affiche un beau bilan : les 34 startups qui ont précédé cette promotion ont signé 200 contrats aux États-Unis, et 82 % d'entre elles s'y sont installées. Le montant cumulé des fonds levés par les jeunes pousses du programme s'élève désormais à 116 millions de dollars. Le nombre d'emplois créés à 500 emplois, dont 400 en France », précise Les Echos Business.

Si le mythe de la startup continue de séduire énormément de jeunes diplômés, y évoluer au quotidien n'est pas tout le temps le paradis professionnel attendu. Travailler en startup, enfer ou eldorado ? Hermine Mauzé, animatrice de Crash Test, l'émission du Figaro sur les jeunes entreprises innovantes, a récemment débattu avec ses invités. Parmi eux, Rachel Vanier, auteure d'un roman racontant les galères imaginaires de deux entrepreneurs qui peinent à réussir dans cet univers où tout va trop vite, et également directrice de la communication de Station F.
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Olivier Macard

associé EY, en charge du secteur Distribution et Consommation pour la France
Entre euphorie et agonie, la distribution contrainte à une mue brutale
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