La smart city, entre fantasmes et réalités

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La smart city, entre fantasmes et réalités
Dans son étude sur les « smart cities », intitulée « De la ville aux territoires intelligents », EY s'était intéressé plus tôt dans l'année aux nouvelles potentialités qu'offre la ville intelligente, qui transforme en profondeur la façon de concevoir, de gouverner et de gérer les collectivités locales. Pendant trois jours à Barcelone, le Smart City Expo World Congress a présenté les dernières tendances et innovations de la ville de demain. Au même moment, une startup française partait à la conquête de l'ambitieux marché américain des smart cities. L'entreprise parisienne OpenDataSoft, spécialisée dans la transformation des données numériques, vient en effet de lancer une campagne d'envergure auprès de 500 villes américaines. « L'opération ne manque pas d'audace. À chacune des 500 municipalités, l'entreprise propose un portail Web unique qui recense l'ensemble des données numériques anonymisées concernant la ville, disponibles en open data sur des sites nationaux », précise Le Monde.
 
Dans un autre registre, similaire au smart quartier de Google à Toronto, Bill Gates a bien l'intention de construire une ville futuriste en plein désert d'Arizona. « L'idée de Bill Gates est de construire une véritable communauté urbaine capable d'intégrer la technologie dans la vie de ses habitants. Cette ville nouvelle, qui prendrait le nom de Belmont, s'installera en lieu et place de Tonopah, une petite ville de 1 400 âmes. Elle servira de modèle pour le développement de villes durables en capitalisant sur les infrastructures de pointe, selon les dirigeants de Belmont Partners, le promoteur immobilier chargé du projet », explique le magazine Ville Intelligente.
 
La smart city d'accord, mais à quel prix ? C'est la question posée par La Gazette des Communes . Le site de l'hebdomadaire écrit, fort à propos, qu'il y a « deux manières de définir la smart city. Ou bien on l'aborde sous un angle principalement technologique, en considérant que c'est une collectivité qui se dote d'infrastructures numériques lui permettant d'optimiser son fonctionnement. Il y aurait alors retour sur investissement de la ville intelligente si les gains financiers qu'elle permet couvrent les dépenses engagées. Ou bien on considère que la ville intelligente est la ville saisie par la révolution numérique et de ce fait, toute ville est intelligente. Avec des incidences majeures sur son modèle économique, et le prix, sous forme d'impôt ou de tarif, que paie l'habitant-usager. »
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Olivier Macard

associé EY, en charge du secteur Distribution et Consommation pour la France
Entre euphorie et agonie, la distribution contrainte à une mue brutale
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