Le cinéma et la vidéo scellent leur mariage

La rédaction de Questions de transformation- 23 août 2017

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Le cinéma et la vidéo scellent leur mariage
La grand-messe européenne du gaming et du digital, la bien nommée Gamescom, a débuté mardi à Cologne, avec le cinéma au centre des conversations B2B. Entre la première industrie culturelle au monde et le septième art, le mariage inspire et émule la créativité narrative et technologique de chacun des deux marchés. Pour des résultats économiques qui consolident la jonction entre les deux mastodontes du divertissement. Phénomène des cours de récréation françaises, la franchise cross-media Yo-Kai Watch réalise par exemple un bon lancement depuis sa sortie en salles, le 9 août. Sur 186 écrans français, le long-métrage a attiré 104 185 spectateurs pour sa première semaine. « Dès le départ, il y a eu une volonté de Level 5, le studio créateur de la franchise, d'adopter une approche 360 multimédia avec une sortie à la fois manga, jeu vidéo, série TV, cinéma et merchandising. Cela avait déjà été fait pour d'autres licences, mais sur Yo-Kai, elle a été parfaitement exécutée en étant très organique », explique dans Le Point Pascal J. Bonnet, directeur des ventes série TV et Licensing de Viz Media Europe, qui détient la licence en Europe. Le long-métrage distribué par Wild Bunch a l'intelligence, selon lui, de « ne pas être une simple adaptation du dessin animé et du jeu vidéo. C'est un film qui a été pensé pour le grand écran avec un succès conséquent aux box-offices japonais : 5 millions d'entrées pour 65 millions de dollars de recettes en 2014. »

L'idylle entre cinéma et jeu vidéo est également mise en exergue dans Le Monde par Shaun Escayg, directeur créatif d'« Uncharted: The Lost Legacy », la suite du spectaculaire jeu d'aventures « Uncharted 4: A Thief's End », qui est sorti le mardi 22 août sur PlayStation 4. « Je pense que les deux médias tendent à converger », explique-t-il dans un entretien. Si les héros, qui ont dix ans d'existence, sont aujourd'hui présentés comme des quadras ou des quinquas, c'est selon lui l'influence des films : « On s'attache à des acteurs, on les suit, on les voit vieillir... On doit accepter l'idée qu'ils ont vieilli. L'industrie du jeu vidéo se met à la page. C'est une manière de s'inscrire davantage dans la réalité. C'est la progression de l'industrie. Le cinéma le fait beaucoup, les séries aussi. Quant à nous, c'est pour des raisons de scénario que nous nous le permettons. »

Mise en ligne le 7 juillet sur Netflix, la série Castlevania confirme que l'adaptation cinématographique d'un jeu vidéo, même quand il est né dans les années 80, offre pour les deux industries de nouvelles sources créatives et financières. La première saison a été un carton sur la plateforme leader de VoD en streaming, ce qui, pour le site Web Movie Pilot, est logique : après tout, rien de mieux que le film d'animation pour adapter un jeu vidéo sur le petit ou le grand écran. « Quand on sait que Nintendo et d'autres géants du gaming cherchent à pénétrer d'autres marchés du divertissement, l'animation pourrait bien en être le sésame », assure le média spécialisé. 
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Olivier Macard

associé EY, en charge du secteur Distribution et Consommation pour la France
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