Le luxe prend le virage de la « fashion tech »

La rédaction de Questions de transformation- 13 juillet 2017

0
2
Inscrivez-vous
à la newsletter
Le luxe prend le virage de la « fashion tech »
Tout comme la haute couture et le prêt-à-porter, le luxe n'échappe pas à la disruption des innovations technologiques. Pour preuve, l'icône Louis Vuitton se met à la montre connectée, en lançant une smart watch, la Tambour Horizon, conçue conjointement avec Qualcomm et Google. Équipée du système d'exploitation Android, la montre est personnalisable – choix de la façade, possibilité d'y apposer ses initiales... – et propose des applications exclusives comme le City Guide, un accompagnateur de voyage urbain, et My Flight, qui aide à s'y retrouver dans les aéroports. Le bijou technologique coûte entre 2 500 et 3 000 euros, comme le relate le site engadget. Soit plus cher que sa demi-sœur la Tag Heuer Connected.

Autre preuve que la fashion tech prend ses aises, la 28e édition du concours de l'Andam (Association nationale pour le développement des arts de la mode) a récompensé deux marques qui bousculent les codes et a créé un prix spécial de l'innovation, doté de 30 000 euros. « C'est très symptomatique du changement et de la prise de conscience actuels de cette industrie », assure Le Monde . « Ce prix s'adresse aux créateurs, entrepreneurs et startups qui offrent des solutions technologiques innovantes dans la conception, la production et la distribution, permettant le développement d'une mode responsable et transparente », précise le communiqué de l'Andam. Pour sa première, le prix a distingué la société française Euveka, qui a développé un mannequin évolutif et connecté, autrement dit un robot, capable en moins d'une minute de s'adapter à la taille d'une personne ou d'un groupe cible. « Il permet de mettre au point des vêtements à la taille exacte en un temps record, de faire des économies de matières et d'améliorer le "bien aller" », ajoute le quotidien du soir sur son site Web.

Le luxe, c'est aussi des matières, et la jeune pousse Sericyne en a conçu une totalement inédite : une soie non tissée prenant des formes variées en 2D ou en 3D. « L'idée, c'est que si les vers à soie peuvent produire un cocon, pourquoi ne pourraient-ils pas produire directement une forme précise ? », plaide Constance Madaule, cofondatrice de la startup créée en 2015. « La jeune femme est intarissable sur les applications de cette matière, brillante, légère, solide et rappelant un peu le papier au toucher. Elle exhibe alors une fleur dont chaque pétale a été créé par les vers à soie, mais aussi des exemplaires façonnés au gré de leur imagination : cette soie "Sericyne" peut être teinte, imprimée numériquement, sérigraphiée, plissée durablement, brodée, découpée au laser, on peut aussi y inclure au cours du processus de fabrication des éléments comme des plumes », écrit Challenges.
Plus de contenus

Julia Amsellem

associée EY-Parthenon en charge du Luxe, du Retail et des Biens de consommation
Des opportunités pour un luxe plus responsable et plus digital
Plus de contenus
S'inscrire à la newsletter hebdomadaire
Vos données personnelles sont uniquement utilisées pour vous envoyer la newsletter EY « La question de la semaine ». Vous pouvez à tout moment vous désinscrire en utilisant le moyen de désabonnement indiqué dans la newsletter. Pour en savoir plus sur la gestion de vos données et vos droits, veuillez consulter lesconditions générales d’utilisation du Site.
close
{POPUP_CONTENT}