Le numérique rebat les cartes de la distribution

La rédaction de Questions de transformation- 10 mai 2017

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Le numérique rebat les cartes de la distribution
Le futur numérique du retail a été au cœur des discussions lors de la conférence Shake Your Commerce, qui s'est déroulée à Marseille les 11 et 12 mai. Dans la bataille technologique, marketing et commerciale que se livrent les grands distributeurs mondiaux, le géant de l'e-commerce Amazon continue de jouer des coudes. Ses velléités de développement dans le monde physique sont bel et bien réelles. Un an après l'annonce de Jeff Bezos – « Amazon va ouvrir plus de boutiques »–, la multinationale de Seattle compte ajouter l'Angleterre et la France aux États-Unis et à l'Allemagne dans la liste des pays où sont implantés ses magasins. En complément, Amazon continue d'étendre aussi son service de livraison de produits frais. Après des villes telles que Londres ou Tokyo, c'est au tour de la capitale allemande de tester Amazon Fresh. « À Berlin, c'est DHL qui prendra en charge la livraison. L'e-commerçant entend, avec l'introduction d'Amazon Fresh, développer un marché encore à la traîne en Allemagne, où la vente en ligne de produits alimentaires ne représente encore que 1 % du total des ventes de ce type de produits », explique le site Gondola.

Quelques jours plus tôt, Bloombergracontait dans un long et passionnant article comment Walmart espère refaire son retard sur Internet et concurrencer Amazon en donnant les clefs de son e-commerce à Marc Lore. En rachetant sa startup Jet.com pour quelques 3 milliards d'euros en août 2016, le leader mondial de la grande distribution généraliste « joue sa dernière carte », confie un ancien dirigeant, qui rappelle que Walmart a toujours échoué sur le Web depuis 2000. En début d'année, le mastodonte aux 63 enseignes et 11 500 magasins dans 28 pays rachetait le spécialiste de la vente de chaussures Shoe Buy pour presque 70 millions d'euros. L'acquisition a été faite via sa nouvelle filiale Jet.com.

Les distributeurs se penchent aussi sur le numérique pour augmenter la productivité de leurs entrepôts et basculer dans une logistique 4.0. La preuve avec Cdiscount (groupe Casino). Le deuxième site marchand de France (3 milliards de volume d'affaires en 2016) multiplie les « Proof of concept » (POC)  et les projets de recherche sur le sujet, comme l'a analysé l'Usine Digitale mardi 9 mai.
L'intérêt de Cdiscount est annoncé : optimiser ses inventaires, robotiser certains process et prédire les volumes des ventes futures pour mieux gérer ses stocks. « À plus long terme, l'e-commerçant croit aussi au potentiel de la robotique collaborative », écrit l'Usine Digitale, qui titre : « Robots, drones, big data... Cdiscount jette les bases de sa logistique 4.0. » Tout est dit.
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Olivier Macard

associé EY, en charge du secteur Distribution et Consommation pour la France
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