Legal Tech : le Big Data et l'intelligence artificielle au service des juristes

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Legal Tech : le Big Data et l'intelligence artificielle au service des juristes
La France de la Legal Tech s'est donnée rendez-vous les 6 et 7 décembre pour la deuxième édition de son Village. Conjointement organisé par Open Law et Le Village de la justice, le salon met en avant les acteurs impliqués dans des démarches d'innovation et proposant des technologies appliquées au Droit. Dans une tribune publiée sur le site de Carrières Juridiques, le cofondateur d'Open Law, une initiative à la confluence des Legal Tech, Civic Tech et Reg Tech, rappelle justement que la transformation numérique ne doit pas s'apprécier à l'échelle d'une organisation, mais d'un écosystème. Lancée il y a maintenant un peu plus de trois ans sous l'impulsion de la DILA, d'Etalab, de l'OWF et de la NUMA, l'association chantre du droit ouvert accompagne une innovation ouverte, inclusive, collaborative et éthique. « Des animosités se sont cristallisées entre professions réglementées et nouveaux acteurs dans un nouvel environnement parfois perçu comme en voie de "dérégulation sauvage", d'"ubérisation", voire tout simplement comme un terrain de "braconnage 2.0". C'est dans ce contexte qu'Open Law a ouvert la discussion entre tous ces acteurs au travers de méthodes d'ouverture, d'échange et de co-création. L'un des fruits particulièrement intéressants de cette collaboration est la rédaction d'une "Charte éthique, pour un marché du Droit en ligne et ses acteurs", fédérant aujourd'hui plus d'une centaine de signataires, incluant des personnes publiques, des entreprises privées, des professions réglementées et des start-up du numérique », écrit le cofondateur et président d'Open Law, Benjamin Jean.

Dans Les Echos Executives, le très jeune cofondateur du logiciel Doctrine, Nicolas Bustamante – dont « Questions de transformation » a déjà dressé le portrait – constate, lui, que les juristes se mettent en ordre de marche pour tirer profit de la mutation digitale du marché du droit. « La disruption du marché du droit n'est toutefois pas à rechercher du côté des activités de niche. La véritable transformation s'opère du côté des professionnels du droit et de leur synergie avec les start-up. En effet, la seconde vague de Legal Tech met l'accent sur la complémentarité entre le professionnel du droit et l'intelligence artificielle qui, bien loin de remplacer le travail à forte valeur ajoutée par des robots, permet l'automatisation des tâches les plus simples. Cette dynamique s'inscrit dans l'exploitation massive des données du "Big Data juridique" grâce à l'intelligence artificielle, pour reprendre les mots du premier président de la Cour de cassation, Bertrand Louvel », argumente le président du « Google du droit ».

La percée des start-up de Legal Tech en France se confirme dans le montant des levées de fonds. C'est bien simple, 2017 constitue une année record pour les jeunes pousses spécialisées dans les services juridiques. Le 6 décembre, Captain Contrat, la plate-forme dédiée aux TPE et PME, a annoncé avoir clôturé un tour de table de 4 millions d'euros auprès du fonds d'investissement CapHorn Invest, du fonds F3A géré par bpifrance et de plusieurs business angels. Fondée fin 2013 par deux frères, Philippe et Maxime Wagner, Captain Contrat « s'appuie sur le développement de technologies d'automatisation et d'analyse de documents juridiques et sur l'expertise d'une centaine d'avocats et de juristes. Et aujourd'hui, 6 000 entreprises font appel à ses services », explique Les Echos Entrepreneurs. « Notre clientèle ? Les boîtes qui se créent n'ont pas beaucoup d'argent et n'ont jamais travaillé avec un avocat. C'est chronophage et compliqué pour elles. Elles ont besoin d'accompagnement. Une fois qu'elles se développent, elles vont avoir des problématiques de plus en plus complexes et faire appel à notre marketplace d'avocats et nos différentes prestations », développe Maxime Wagner sur le site du quotidien économique.
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