Les appétits prometteurs de la FoodTech

La rédaction de Questions de transformation- 01 juin 2018

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Les appétits prometteurs de la FoodTech
Le secteur de la FoodTech est en plein boom en France, cela ne vous aura pas échappé.
L'innovation dans le secteur de l'alimentation est florissante, les investissements se multiplient et le consommateur répond présent. D'après une étude de DigitalFoodLab – la première dressant un état des lieux de cet écosystème en France –, le nombre de startups FoodTech a explosé en quelques années. En février dernier, elles étaient 472 et avaient levé 317 millions d'euros depuis 2013. Les années 2017 et 2018 consolident ce marché émergent, encore en construction. Aux côtés des startups étrangères puissantes que sont devenues Deliveroo ou Foodora, les jeunes pousses françaises qui réinventent la restauration ne font pas que séduire les investisseurs en capital-risque. Pour accélérer leur déploiement en France, certaines préfèrent se marier avec de grands groupes de distribution, de services ou de l'agro-alimentaire, comme l'explique BFM Business. « Après le rachat de FoodChéri par Sodexo et celui de Quitoque par Carrefour, c'est au tour de la startup Cook Angels d'intégrer le groupe agroalimentaire breton Norac (La Boulangère, Crêpes Whaou) ». Pourquoi une telle boulimie ? , s'interroge la chaîne économique. D'un côté, les industriels y voient un excellent moyen de se développer rapidement dans le numérique tout en répondant aux tendances de consommation alimentaires émergentes. Pour les startups, s'adosser à un groupe permet d'assurer le financement d'investissements nécessaires pour passer du stade « artisanal » au stade « industriel » en déployant leur service de livraison sur le territoire français, voire à l'international.

La FoodTech, ce n'est pas que du digital, c'est aussi de la robotique. Présenté en avant-première sur le salon Viva Technology 2018, Pazzi propose un robot 100 % autonome qui fabrique de A à Z une pizza personnalisée. Une invention conçue par la startup Ekim, qui vient de lever 2,2 M€ pour un développement en licence de marque ou concession. Imaginé par deux jeunes ingénieurs français, Sébastien Reverso et Cyrill Hanon, avec le concours du chef Thierry Graffagnino, champion du monde de la pizza, et le soutien de Giorgio Armani, ce concept de restauration rapide « tech good food » propose « plusieurs formats disponibles en franchise ou licence de marque à partir de 2019, en mode assis, à emporter, food court ou drive-in. Pazzi s'est d'emblée positionnée contre la junk food en proposant une expérience enrichie », détaille le site snacking.

Avec son process permettant un débit d'exécution toutes les 30 secondes, soit 120 pizzas lancées à l'heure, Pazzi peut lorgner du côté des États-Unis. Outre-Atlantique, selon une récente étude, 75 % des visiteurs de parc d'attractions avouent souvent être découragés par les files d'attente pour manger. Ils ne consomment donc rien sur place. Le manque à gagner est énorme pour les opérateurs. Pourtant, ces mêmes visiteurs seraient prêts à quadrupler leurs dépenses « food » si le processus était sur mobile. La FoodTech a trouvé un nouveau marché, très juteux, annonce The Spoon.
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Olivier Macard

associé EY, en charge du secteur Distribution et Consommation pour la France
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