Les bateaux aussi vont devenir autonomes

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Les bateaux aussi vont devenir autonomes
La Transat Jacques Vabre, qui partira dimanche 5 novembre du Havre, existe déjà depuis 1993. En 13 éditions, la course transatlantique à la voile a énormément évolué, à l'image d'une industrie nautique et navale engagée dans une transformation digitale disruptive. En septembre dernier, le plus grand salon nautique d'Europe, le Cannes Yachting Festival, fêtait son 40e anniversaire en présentant le bateau connecté de demain : la technologie Ship Control installée sur le tout nouveau Bénéteau Gran Turismo GT 50. « Dans notre réflexion, nous ne voulons pas que le bateau soit une source d'ennuis pour le client, mais qu'il soit au contraire une source de plaisir. Nous avons donc cherché à simplifier l'utilisation de toutes ces fonctions via le Ship Control, qui est une interface permettant d'y accéder très facilement et de manière intuitive », explique Rosalie Le Gall, chef de produit moteur chez Bénéteau, dans une interview accordée à Actu Nautique. Quasiment au même moment, le Fast 17 de Nantes mettait en exergue les innovations des PME du secteur, comme faire apponter des drones sur des plateformes flottantes. Ou bien encore un cargo transatlantique à la voile, projet de la société nantaise Neoline, qui a fait appel à Bureau Mauric, une référence de la conception navale depuis 1945, pour concevoir deux voiliers de quatre mâts. « Des navires de type rouliers longs de 136 mètres d'une capacité de 6 000 tonnes. Selon Jean Zanuttini, cofondateur de Neoline, le projet part avant tout d'une offre de service sur une ligne entre Saint-Nazaire et le nord-est des États-Unis, segment délaissé par les gros navires dans un contexte de massification du fret », écrit Les Echos.
Moins d'un mois plus tard, Rolls-Royce confirmait à Paris que l'industrie navale se transforme par l'intelligence digitale. Selon le constructeur, la révolution attendue du navire autonome va avoir des conséquences profondes sur l'organisation du travail et le business model des industriels du secteur. Pour Oskar Levander, responsable innovation de l'activité Marine du fabricant de moteurs pour avions et navires, les navires contrôlés à distance devraient arriver sur le marché avant 2020. Pour les navires automatisés, ça sera après 2025. « L'avènement de l'automatisation crée l'ère de la "ship intelligence". Rolls-Royce se projette d'autant plus facilement dans cette révolution à venir que son business actuel est très affecté par la baisse du prix du pétrole, les groupes pétroliers étant des clients de poids de la filière maritime. C'est donc le bon moment pour se réinventer, et Rolls-Royce ne manque pas d'idées », rapporte l'Usine Digitale.
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Olivier Macard

associé EY, en charge du secteur Distribution et Consommation pour la France
Entre euphorie et agonie, la distribution contrainte à une mue brutale
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