Les nouveaux défis de l'industrie du futur

La rédaction de Questions de transformation- 29 mars 2018

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Les nouveaux défis de l'industrie du futur
Inscrit à l'agenda du gouvernement et du Conseil national de l'industrie, le salon Global Industrie s'est penché cette semaine (27-30 mars) sur l'industrie du futur. L'événement a réuni tous les acteurs d'une filière qui demande à l'État de remettre à plat la fiscalité de production et les charges sociales. Le quotidien Les Echos explique que France Industrie a pointé 250 taxes pesant aujourd'hui sur les entreprises françaises, évaluant le poids de celles-ci à environ 80 milliards d'euros. « En Allemagne, c'est sur le résultat fiscal que sont taxées les entreprises, alors que nous pouvons être taxés sur le chiffre d'affaires », regrette Yves Dubief, de l'Union des industries textiles. Lundi, plusieurs représentants de grands groupes comme Safran ou Michelin, mais aussi des patrons de PME et ETI ont donc été reçus à l'Élysée. « Mais avant d'écouter leurs demandes, Emmanuel Macron les a d'abord enjoints à "relocaliser" leurs activités dans l'Hexagone. "Souvent dans le passé, les grands groupes ont pensé que la réussite était forcément hors de la France. Or ce n'est plus le cas", a martelé le président de la République », ajoute Les Echos.

Ce qui change également, ce sont les dangers sur l'emploi dans les pays émergents que fait peser la digitalisation sur la manufacture traditionnelle qui ne se sera pas adaptée. « Les jours des grandes usines orientées pour l'export installées dans des pays low-cost sont comptés. Et la nature de la main d'œuvre change, elle, très rapidement », constate le journal indien Financial Express. Pour le quotidien économique de New Delhi, les profondes mutations de l'industrie manufacturière et des supply chains globales ont des implications profondes sur les choix à venir des dirigeants politiques : « Primo, le poids du paradigme émergent de l'industrialisation des services ; secundo, la nécessité de re-former notre main-d'œuvre pour être compétitif ; tertio, le déplacement des capacités de production manufacturière intensive de la Chine de plus en plus robotisée à d'autres pays low-cost. »

En France, face aux entrepôts dits de haute fréquence des industriels ou des ténors de la grande distribution – qui expédient chaque jour leurs colis ou palettes par centaines de milliers –, les prestataires logistiques développent une nouvelle génération. Elle mise sur la flexibilité des installations. Avec des succès et des échecs. « Convoyeurs intelligents, drones inventoristes, chariots autonomes, rayonnages mobiles, intelligence artificielle, blockchain... l'entrepôt logistique entre de plain-pied dans la révolution de l'industrie 4.0. Celle de la robotisation, de la connectivité et de l'intelligence collective », écrit La Tribune. « Plutôt que d'investir dans des cathédrales logistiques figées sur dix ou vingt ans, les logisticiens s'intéressent à des solutions agiles de robotique mobile capables de se déployer selon un rythme choisi », poursuit le quotidien économique.
Ainsi, « plus qu'une notion abstraite, l'industrie du futur est d'abord une démarche de transformation qui offre aux industriels l'opportunité de produire autrement », résume le dernier Baromètre EY sur le sujet.
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Olivier Macard

associé EY, en charge du secteur Distribution et Consommation pour la France
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