Quand vélo rime avec « cocorico »...

La rédaction de Questions de transformation- 12 juillet 2018

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Quand vélo rime avec « cocorico »...
Pendant que les Bleus de Didier Deschamps enflamment la France, les cadors de la petite reine pédalent sur les routes du Tour de France. La Grande Boucle est le troisième événement sportif le plus suivi au monde, juste derrière la Coupe du monde de football et les Jeux olympiques. Mais contrairement aux autres grandes compétitions internationales, le Tour de France ne fait pas payer directement les 12 millions de spectateurs qui se massent le long des 3 000 kilomètres de route. Pour les aficionados qui regardent la plus prestigieuse course cycliste du monde devant leur écran, ils peuvent depuis cette année y voir la vitesse en temps réel des cyclistes. Comme l'expliqueLes Echos, « un tracker GPS est désormais placé sous la selle de chaque participant, émettant sa position géographique et calculant sa vitesse réelle. Le système est ainsi en mesure de déterminer le temps qui sépare une échappée du peloton. Chaque étape émet 150 millions de données. De quoi être immergé dans la course. »

Dans son édition en ligne du week-end, le quotidien économique rappelle que si l'Hexagone attend son maillot jaune sur les Champs-Élysées depuis 1985, « sur le terrain industriel, en revanche, la petite reine française continue de pousser, année après année, un vibrant "cocorico". Les deux-roues et les équipements cyclistes "made in France" font bien mieux que résister à la concurrence étrangère, ils marquent des points ». Profitant de la « boboïsation » du vélo, moyen de transport urbain très prisé des Millennials, les fabricants tricolores montent en gamme pour rester en tête du peloton. « Dans la pratique, patriote ou pas, cycliste du dimanche ou rouleur chevronné, le cycliste français peut entièrement s'équiper d'articles fabriqués sur le territoire national. Des pneus aux cuissards, en passant par le bidon, les roues, le cadre ou les lunettes, l'industrie domestique fait toujours vivre des milliers de salariés en s'appuyant sur des entreprises souvent plus que centenaires, aux marques respectées de tous les accros du gruppetto », écrit Les Echos .

Si la bicyclette d'Yves Montand séduit les citadins en plein désamour avec la circulation automobile en ville, c'est qu'elle a su s'adapter et innover. « Les vélos et scooters électriques rendent perplexes les régulateurs, autant qu'ils intéressent les consommateurs et les investisseurs », assure Le Nouvel Économiste. Tirée d'une traduction d'un article publié par The Economist, l'enquête du journal économique français constate que si les villes chinoises sont aux avant-postes de l'invasion silencieuse des véhicules électriques à deux roues, la révolution de la mobilité urbaine se déroule également en Occident. « Mais avec une particularité que ne connaît pas encore la Chine : les sociétés de location de scooters électriques. Elles sont en train de prendre d'assaut de nombreuses villes américaines et sur le point de débarquer en Europe. »

Dans cette mutation des mobilités urbaines, quelles grandes villes françaises sont les plus avancées ? Une étude de Greenpeace France a passé au crible douze des grandes agglomérations hexagonales, en collaboration avec le Réseau action climat (RAC) pour évaluer les politiques mises en place. Résultat ? Nantes, Grenoble, Paris et Strasbourg sont les mieux classées, à l'inverse de Nice, Marseille, Rennes et Montpellier. « Pour évaluer l'efficacité d'une démarche d'encouragement de la mobilité durable, il faut s'arrêter sur trois critères centraux : renforcement de l'offre de transport en commun, mise en place d'un réseau express vélo, incitations au changement de comportement vers une réduction de l'usage de la voiture individuelle », précise RSE Magazine

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