EY Prix de l’Entrepreneur de l’Année 2017 : les champions de la croissance

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EY Prix de l’Entrepreneur de l’Année 2017 : les champions de la croissance
Découvrez les lauréats du EY Prix de l’Entrepreneur de l’Année 2017. Startups ou entreprises centenaires, ils prouvent que la France a du talent… et du cœur.

Tour de France des entrepreneurs de l'année 2017

Ils ont tous quelque chose en plus. Promoteurs, mais aussi mécènes ou écolos, créateurs de licorne un peu corsaires, innovateurs étonnants, inventeurs de génie ou commerciaux malins, ils démocratisent le futur avec ambition. Les lauréats de la 25e édition du Prix de l’entrepreneur de l’année sont surdoués pour le business. Mais ils ne sont pas non plus dénués d’humanité, car il en faut pour donner un sens à une vie consacrée à l’entreprise…

Octave Klaba : cet homme est une licorne

Lauréat 2017 du Prix de l'Entrepreneur de l'Année

Octave Klaba est un peu plus qu’un entrepreneur. C’est l’un des rares challengers des maîtres du monde. Ses concurrents s’appellent, excusez du peu, Microsoft, Google, Amazon, IBM… Son programme, extrêmement ambitieux –1 000 embauches par an, 1 milliard de CA d’ici à la prochaine décennie –, n’est que la projection de la réussite stupéfiante d’une entreprise qui grossit d’un tiers chaque année.

Mais l’entrepreneur de l’année qui a créé l’une des rares licornes françaises se donne les moyens de ses ambitions. Il allie au flair et à la rigueur un certain courage : après tout, OVH a commencé à se faire connaître en 2010 en hébergeant des câbles diplomatiques de WikiLeaks sur ses serveurs…

Lire aussi Octave Klaba - fondateur d'OVH: « Je crois que c'est maintenant que l'on va vraiment s'amuser »

Chiffres clés OVH

OVH est présent dans 19 pays.

27 datacenters et plus de 300 000 serveurs dans le monde.

1,5 milliard d'euros d’investissement en cinq ans.

5 milliard d'euros de vente : objectif 2025.

Evaneos

Lauréat National 2017 du Prix
de la Start-Up de l’Année

Crédit photo : Glen Recourt

« On ne nait pas manager, on le devient »

Le co-président-fondateur d’Evaneos revient sur l’exceptionnelle réussite de sa startup spécialisée dans le tourisme. Parti d’une page blanche il y a huit ans, le diplômé de Supelec a inventé un nouveau modèle de voyages. Prix national de la startup du 25e Prix de l’Entrepreneur de l’Année.

De quoi êtes-vous le plus fier dans l’aventure de votre entreprise ?

Eric La Bonnardière – D’avoir inventé – avec mon associé Yvan Wibaux – un modèle dans la chaîne de valeur du tourisme. En huit ans, nous avons convaincu des agents locaux des quatre coins du monde de se mettre directement en face des clients particuliers via notre plateforme numérique. Il a fallu pour cela bousculer les codes d’un marché habitué au B to B. Progressivement, notre façon de travailler est devenue un standard. Alors qu’au début, notre obsession principale était d’évangéliser nos interlocuteurs, c’est maintenant eux qui viennent spontanément nous voir pour proposer leur collaboration.

De quelles qualités avez-vous eu besoin pour réussir ?

E. L.B – Il nous a fallu de l’opiniâtreté et de la confiance en soi. Quand nous avons créé Evaneos, peu de temps après nos études, nous ne connaissions pas le secteur du tourisme. Notre projet était simple : allier notre passion pour les voyages au digital. Pendant la première année, nous avons essayé de comprendre le fonctionnement du marché et d’imaginer une offre différente. On s’est pas mal plantés au cours de cette phase. Il y a eu de mauvaises pistes, des demi-tours. Pire, les gens nous disaient que nous n’étions pas du métier, que notre market place ne marcherait jamais ! Heureusement, on ne s’est jamais découragés.

Vous comptez aujourd’hui 150 employés. Vous définissez-vous toujours comme une startup ?

E. L.B – Sans aucun doute. Et ce pour deux raisons. D’abord, parce que nous sommes toujours sur la même lancée d’hyper-croissance qu’à nos débuts, avec 50 % de hausse du chiffre d’affaires par an. Ensuite, parce que nous continuons d’évoluer en mode innovation. Nous favorisons énormément l’autonomie au sein des équipes et nous nous engageons à une grande transparence envers eux.

Mais n’avez-vous pas passé un cap dans votre développement ?

E. L.B – Bien sûr. Je dirais que cela remonte à 2015. Quand notre effectif a dépassé les 50 collaborateurs. Tout ce qui était alors naturel est devenu un peu plus compliqué… Il a fallu mieux définir nos fondamentaux, réfléchir à notre mode de management, intensifier la formation interne. Bref, bâtir une culture d’entreprise.

Le management est alors devenu un enjeu central…

E. L.B – J’emploie souvent cette formule : « On ne naît pas manager, on le devient. » Je veux dire qu’au commencement d’Evaneos, je voulais changer le monde, pas forcément rentrer dans la case « patron ». Sauf qu’entre-temps, j’ai dû porter toutes les casquettes du dirigeant d’entreprise : j’ai levé des fonds, embauché des gens, ouvert un bureau à Barcelone, fait du lobbying… Et j’ai découvert que j’aimais cela. Mais toujours à ma manière, c’est-à-dire sans imiter personne.

Votre activité est principalement basée à Paris. La ville idéale pour créer une startup ?

E. L.B – N’exagérons pas. On est encore loin d’être la Silicon Valley… surtout dans la filière du Web B to C. J’ajoute que la France pose aussi un petit problème d’attractivité sur le plan des ressources humaines. Evaneos va par exemple cette année recruter 40 personnes, pour la plupart venant de l’étranger, puisque notre plateforme s’adresse à nos clients dans huit langues. Or Paris, qui est une ville chère, ne fait pas forcément rêver les jeunes. Cela dit, bien sûr, par rapport à nos débuts il y a huit ans, l’écosystème est beaucoup plus propice à l’entrepreneuriat dans le numérique, notamment grâce aux incubateurs et au dynamisme des acteurs du capital-risque.

Crédit photo : Glen Recourt

Sodebo, une famille en or

Lauréat National 2017 du Prix de l’Entreprise Familiale

Comme chez Tchekhov, elles sont trois sœurs. Mais ces trois Vendéennes jouent dans un autre registre que les héroïnes russes. Leur théâtre, ce sont les rayons frais et leur entreprise, Sodebo, nourrit les Français pressés : 100 millions de pizzas, 25 millions de pâtes en boîte, des dizaines de millions de sandwiches et de salades produits chaque année.

Sodebo, c’est une pièce en trois actes. En 1960, Simone et Joseph Bougro, des charcutiers-traiteurs, lancent leur petite affaire à Saint-Georges-de-Montaigu. Dès 1973, la « Société des établissements Bougro », abrégée en Sodeb’O, devient une entreprise industrielle. Et depuis 2000, Bénédicte Mercier, Marie-Laurence Gouraud et Patricia Brochard coprésident l’entreprise créée par leurs parents.

Pastabox, la boîte à pâtes prêtes à consommer avec la fourchette ou les salades avec cookies : la PME familiale pratique aujourd’hui des innovations de rupture. Avec succès puisque le CA a doublé depuis que les trois sœurs sont aux commandes.

Chiffres clés Sodebo

Date de création: 1973

400 M€ : chiffre d'affaires en 2016

Effectif : 2144

120 hectares occupés par les usines du groupe sur leur site vendéen.

AKENEO, le PIM qui s’occupe de tout

Lauréat 2017 du Prix de la Start-Up de l’Année dans l’Ouest

Tableaux Excel, fichiers Word, e-mails (dans toutes les langues), appels téléphoniques, agenda, photos… et pourquoi pas Post-it ! La gestion des informations produits (le PIM : Product Information Management) chez les e-commerçants, c’est un cauchemar, un « product information mess »… Des millions de données longues à intégrer, coûteuses à mettre en œuvre et complexes à gérer. Mais essentielles à maîtriser.

Le logiciel PIM produit par les Nantais d’Akeneo est simple à utiliser, facile à installer et il économise des moyens humains et financiers considérables. Il importe toutes les données, les traduit, les édite et les exporte vers des catalogues et market place. Une solution en open source qui a séduit Samsung, Auchan, Nuxe, Eram… Les trois fondateurs d’Akeneo, Frédéric de Gombert, Benoit Jacquemont et Nicolas Dupont ont vite été rejoints par Yoav Kutner, cofondateur de Magento, leader mondial des plateformes d’e-commerce et Roy Rubin, ex-CEO de Magento. Résultat : l’entreprise réalise déjà 70 % de son CA à l’international et a des bureaux à Boston et Düsseldorf.

Chiffres clés Akeneo

Date de création: 2013

Fonds levés: 15 M€

Effectif : 57

Effectif 2017: 80

Laurent Dumas : le mécène promoteur

Lauréat 2017 du Prix de l’Entrepreneur de l’Année en Ile-de-France

C’est un promoteur qui n’aime pas bétonner. Laurent Dumas est le créateur, en 1989, de Transimmeubles, qui deviendra Emerige en 2009. Il a survécu à la crise de 1991 en se spécialisant sur un créneau émergent : la transformation de bureaux en logements.

Laurent Dumas a toujours misé sur le haut de gamme. Il travaille avec des architectes de renom sur des projets ambitieux comme le Pôle culturel et artistique de l’île Seguin conçu par RCR Arquitectes (prix Pritzker 2017).

Il travaille aussi avec des artistes, installe une œuvre dans tous les immeubles qu’il construit et rénove. C’est un mécène qui aime partager son amour de l’art, témoin cette visite privée du château de Versailles qu’il organise pour 5 000 enfants qui ne partent pas en vacances : « La culture est un formidable levier de réduction des inégalités », dit-il. Laurent Dumas ne rénove pas que des immeubles, mais aussi son métier…

Chiffres clés Emerige

130 salariés.

15 000 € : dotation donnée à de jeunes artistes par le fonds de dotation pour réaliser leur première exposition.

165 M€ de chiffre d'affaires en 2016.

Exagan invente la batterie TGV

Lauréat 2017 du Prix de la Start-Up de l’Année dans la région Auvergne Rhône-Alpes

La fausse modestie n’est pas le genre de la maison : Frédéric Dupont, le PDG d’Exagan, ambitionne clairement de devenir le leader mondial d’un marché qu’il estime à 10 milliards d’euros ! Oups.

Une ambition soutenue par une technologie de premier plan : les convertisseurs électriques conçus et fabriqués par Exagan sont dix fois plus rapides que les modèles actuels et trois fois plus compacts. Le secret, plusieurs fois breveté, c’est de déposer du nitrure de gallium sur le silicium. Et le résultat est impressionnant. En commutant à grande vitesse, on rechargera les batteries de son smartphone en quelques minutes et celles de sa voiture électrique en à peine plus longtemps. Et on ne vous parle pas de la révolution de ces batteries ultraperformantes sur le stockage des énergies renouvelables.

Lire aussi : Énergie : une mutation plus qu'une transition ?

Chiffres clés Exagan

6,9 M€ : subvention de bpifrance pour le projet G-DRIVE® en 2015.

5,7 M€ : levée de fonds auprès du CEA, de Soitec et d’investisseurs du capital-risque.

25 collaborateurs.

25% moins chers que des convertisseurs classiques.

Le roman vrai de Frédérique
Girard-Ory

Lauréate 2017 du Prix de l’Entrepreneur de l’Année en région Auvergne Rhône-Alpes

Son père était fonctionnaire et sa mère femme au foyer… et alors ? Le goût du risque n’est pas héréditaire ! Docteur en biologie, Frédérique Girard-Ory a fait sa thèse sur les grands brûlés. Et c’est ainsi que les laboratoires dermatologiques l’ont contactée pour réaliser des tests. « Je rêvais de monter mon entreprise, alors c’est bien tombé », dit-elle.

Elle a fondé Dermscan en 1990, une entreprise qui réalise des tests de produits cosmétiques et pharmaceutiques avant leur mise sur le marché. La voie de l’entrepreneuriat n’est pas un long fleuve tranquille et Frédérique Girard-Ory est aussi passée par le dépôt de bilan d'une entité (en 2008), avant de rebondir et de bâtir une nouvelle success story. What else ? Madame la PDG a aussi écrit des romans. Scientifique, entrepreneure et auteure… Mais les mêmes qualités ne sont-elles pas requises pour ces trois passions ? Savoir décider seule par exemple…

Chiffres clés Dermscan

11 M€ de chiffre d'affaires en 2016.

Effectif: 169 personnes, dont 100 à l’étranger.

3 romans publiés.

Nolwenn Febvre

Lauréate Nationale 2017
du Prix de l’Engagement
Sociétal

Crédit photo : Glen Recourt

« Le modèle associatif est une bonne école de management »

La fondatrice de l’association « Les P’tits Doudous » se confie sur son parcours et explique comment, simple infirmière anesthésiste basée à Rennes, elle a créé un mouvement national de solidarité qui adoucit le séjour hospitalier de milliers de petits patients en France. Prix de l’Engagement Sociétal du 25e Prix de l’Entrepreneur de l’Année.

Votre association aide les enfants à dédramatiser l’hôpital. Pourquoi est-ce si important ?

Nolwenn Febvre – Les études montrent que l’on se remet d’autant plus vite d’un séjour hospitalier que l’on a vécu cette épreuve avec peu de stress. Et que la prise de traitements postopératoires est également moins lourde. Mais l’effet se ressent aussi sur la qualité de l’intervention elle-même. Croyez-moi. En tant qu’infirmière anesthésiste dans un service pédiatrique, je sais à quel point les cris des enfants sont déstabilisants, même pour les personnels de santé qui, comme moi, en ont l’habitude.

Pour calmer les enfants, les doudous ne suffisent pas. Vous avez donc développé une application pour tablettes qui rend leur parcours de soin plus ludique. Comment financez-vous un tel équipement ?

N. F – À l’hôpital, nous collectons depuis 2011 les fils de cuivre usagés des bistouris électriques et les lames des laryngoscopes une fois qu’elles ont servi. Puis nous les revendons à un spécialiste du recyclage des métaux. Nous levons également de l’argent sur le site de crowdfunding Ulule. À ce jour, nous avons reçu 78 000 euros par ce biais.

D’où vous vient ce goût pour l’innovation ?

N. F – Vous savez, j’ai grandi à Lannion, dans les Côtes-d’Armor, où se trouve le centre de recherche et développement de France Télécom. C’est là qu’on a par exemple inventé le Minitel. Il y a une culture locale portée sur les nouvelles technologies, qui m’a forcément inspirée. Je dois beaucoup au numérique. Les réseaux sociaux ont notamment décuplé la notoriété des P’tits Doudous. En particulier lorsqu’en 2014, Fleur Pellerin, alors ministre, nous a envoyé un tweet de soutien. Notre compte a explosé, alors qu’il avait été lancé à peine trois jours plus tôt…

Vous voilà maintenant responsable associative. Comment avez-vous développé vos compétences en management ?

N. F – C’est sûr que nous n’en sommes plus aux tout débuts, quand je me suis lancée dans l’aventure avec deux amies collègues de l’Hôpital Sud de Rennes. Nous voilà à présent 300 bénévoles, dans 31 hôpitaux français. Pour gérer tout cela, j’ai dû apprendre pas mal de choses sur le tas. Mais le modèle associatif est une bonne école. Car les membres ne s’investissent vraiment que si l’on parvient à les motiver. Il faut aussi savoir valoriser les talents, souvent cachés, dans les équipes. Or il y a des compétences fantastiques au sein de notre mouvement. Par exemple, notre trésorier est aussi compétent qu’un expert-comptable !

Que vous apporte votre prix EY ?

N. F – Outre une formidable exposition médiatique, j’ai notamment pu rencontrer les autres primés. Avec les dirigeantes de Sodebo, qui ont reçu le prix de l’entrepreneuriat familial, nous avons eu un coup de cœur réciproque. Reste maintenant à transformer l’essai !

Quel est votre prochain challenge ?

N. F – Nous venons de prendre, le 18 octobre, la forme d’une association nationale reconnue d’utilité publique et nous allons créer une entreprise solidaire d’utilité sociale (ESUS), baptisée « P’tits Doudous Développement », afin de commercialiser nos inventions, dans le but de continuer à financer notre action dans les hôpitaux et de développer de nouveaux produits. Bien sûr, cela ne marchera qu’à la condition de garder nos valeurs de partage au cœur de notre action. Mais je suis sereine, car les qualités humaines des personnes engagées dans les P’tits Doudous sont exceptionnelles.

Crédit photo : Glen Recourt

TherAchon, la startup qui peut faire grandir les enfants atteints de nanisme

Lauréat 2017 du Prix de la Start-Up de l’Année en région PACA

Il y a dans le monde 200 000 personnes atteintes d’achondroplasie… dont Peter Dinklage (Game of Thrones) et Mimie Mathy. C’est la forme de nanisme la plus courante. Et aucun traitement n’existait pour eux… Jusqu’à TherAchon. L’achondroplasie est due à une mutation dans une protéine. En temps normal, cette protéine nous empêche d’être trop grands. Mais chez 1 bébé sur 15 000, la protéine agit non-stop et la croissance des os est bloquée.

Elvire Gouze, une spécialiste des maladies articulaires, a eu l’idée de tester « une molécule qui agit comme un leurre et fait croire que la protéine malade ne doit pas s’allumer ». Après quatre ans de recherche, la publication de ses travaux a déclenché un raz de marée médiatique et l’intérêt des investisseurs. La chercheuse a levé 35 millions de dollars pour TherAchon.

Chiffres clés TherAchon

35 M$ recueillis auprès du fonds d’investissement américain OrbiMed, de New Enterprise Associates et Versant Ventures et d’Inserm Transfert Initiative.

90% de l’investissement est en R & D.

250 formes de nanismes différents dans le monde.

Jean Henin fait de l’or avec les déchets

Lauréat 2017 du Prix de l’Entrepreneur de l’Année en région PACA

Bouteilles de bière, pelures d’orange, vieux papiers, sacs en plastique… Tout y passe. Et la machine sépare, en les faisant virevolter à vitesse grand V, l’organique et les matières contaminantes. Une autre technologie permet de détecter les plastiques contenant des retardateurs de flamme, de séparer les métaux denses (comme le cuivre) des métaux légers (comme l’aluminium). La machine reconnaît la composition d’un déchet grâce au tri optique et l’éjecte d’un jet d’air dans le bon bac.

Chez Pellenc Selective Technologies, on est à la pointe de l’économie circulaire grâce à des innovations bluffantes.

Et pourtant, ces merveilles de technologie qui s’exportent dans le monde entier ont failli ne jamais exister. Quand il devient président de Pellenc en 2013, Jean Henin est contraint d’instaurer un plan social et de recapitaliser l’entreprise en difficulté. Une stratégie douloureuse, mais gagnante dont il recueille aujourd’hui les fruits.

Chiffres clés Pellenc Selective Technologies

30 M€ de chiffre d'affaires en 2016.

1 400 machines installées dans 40 pays.

Effectif : 142.

Fineheart, une pompe qui nous tient à cœur

Lauréat 2017 du Prix de la Start-Up de l’Année en région Grand Sud

La turbine mise au point par Fineheart n’est pas seulement miniature, L’Icoms (Implantable Cardiac Output Management System) est aussi peu invasive et intelligente. En se synchronisant sur les contractions du cœur des insuffisants cardiaques sévères, elle permet aux patients de retrouver une qualité de vie normale.

L’innovation mise au point au CHU de Bordeaux a convaincu Broadview Ventures, un fonds américain qui n’investit que dans des startups du MIT ou de Harvard. Cette levée de 1,3 million d’euros a déclenché d’autres investissements de fonds français.

Les premiers essais cliniques de la startup fondée par des cardiologues de renom comme Jean Garrigue et Philippe Ritter et dirigée par Arnaud Mascarell auront lieu dès 2019. Un espoir considérable pour les insuffisants cardiaques. Et un marché qu’on estime à 2 Md€/an…

Chiffres clés FineHeart

1,3 M€ investis par le fonds américain Broadview Ventures.

6,4 M€ investis en mars 2016 par cinq fonds français.

4 M€ complétés par bpifrance, la région Nouvelle Aquitaine et l’Union européenne.

Effectif : 15 personnes.

Les bureaux intelligents, écolo et humanistes de Sébastien Matty

Lauréat 2017 du Prix de l’Entrepreneur de l’Année en région Grand Sud

Il n’y a rien de plus ennuyeux qu’un immeuble de bureaux. Sauf chez GA Smart building. L’entreprise promeut les graffitis dans les entreprises, travaille sur l’amélioration de l’air intérieur dans les locaux et construit le premier immeuble tertiaire à énergie positive en France.

Grâce aux maquettes, le promoteur constructeur livre des locaux exemplaires en un temps record : 18 mois pour les 60 000 mètres carrés du Campus Thales à Mérignac (Gironde).
Cette stratégie innovante est impulsée par Sébastien Matty, un PDG qui axe le développement de son entreprise sur le bien-être des salariés qui vont vivre dans ses bureaux… et sur l’implication des collaborateurs qui travaillent pour GA Smart building. 60 % des parts du promoteur constructeur toulousain sont détenus par les salariés.

Chiffres clés GA Smart Building

450 salariés.

243 M€ de chiffre d'affaires en 2016.

60% du capital détenu par les salariés.

Ils fabriquent des vélos à moustaches (électriques)

Lauréat 2017 du Prix de la Start-Up de l’Année en région Est

En quelques années, Emmanuel Antonot et Grégory Sand se sont échappés du peloton des fabricants de vélos à assistance électrique souvent chers, moches et lourds.

En revisitant les fameux guidons moustaches des pionniers du cyclisme et retravaillant le design, des garde-boue aux cadres, ces passionnés de la petite reine sont devenus les petits princes d’un marché en plein boom.

En 2017, ils vont vendre 17 000 vélos de la gamme du lundi (pour les urbains), du mercredi (pour les enfants) ou du samedi (pour les VTC, VTT). Et ils en ont encore sous la pédale, puisqu’ils espèrent écouler 25 000 deux-roues en 2018, exportant les vélos assemblés dans les Vosges jusqu’en Nouvelle-Zélande. En six ans, ils ont plusieurs fois changé de braquet, passant de deux à une soixantaine de salariés sans lever la tête du guidon…

Chiffres clés Moustache Bikes

30 M€ de chiffre d'affaires prévisionnel en 2017.

400 000 € : la mise de départ en 2011.

45 km/h : la vitesse maximale du modèle Samedi Speed.

Philippe Semin colle, enduit et joint

Lauréat 2017 du Prix de l’Entrepreneur de l’Année en région Est

C’est en 1838 que commence la longue histoire de cette entreprise. Jean-Louis Semin, un instituteur, acquiert alors une carrière de gypse en Lorraine et commence à fabriquer du plâtre. Quelques générations plus tard, à la fin des années 1970, l’entreprise est toujours là, mais le gisement se tarit. Le lointain descendant de l’instituteur, Philippe Semin, prend alors les rênes de la petite boîte de 7 salariés et développe un nouveau produit : un enduit pour carreau de plâtre… qui colle avec les attentes du marché du bricolage en plein boom.

Suivront les bandes à joints, les ossatures métalliques, les trappes de visite. Semin construit des usines en France puis en Russie, rachète des fournisseurs en Allemagne et commence à s’attaquer au marché africain. Avec Philippe Semin, la vieille affaire familiale est devenue une entreprise qui saute les frontières. Quand on construit des murs, on n’a pas peur de les franchir.

Chiffres clés Semin

Les produits Semin sont vendus dans 53 pays.

126,77 M€ de chiffre d'affaires en 2016.

150 000 tonnes d’enduits et de colles commercialisés par an.

Effectif : 510.

Ils font entrer les imprimantes 3D à domicile

Lauréat 2017 du Prix de la Start-Up de l’Année en Nord de France

En 2012, une imprimante 3D coûte un bras. Alors Gauthier Vignon et Matthieu Régnier retroussent leurs manches et, deux ans de développement plus tard avec beaucoup d’huile de coude, ils sortent la Discovery200, l’imprimante 3D la moins chère du marché français : 299 € (ou montée à 399 €).

Le credo de Dagoma, c’est que chaque foyer a droit à son imprimante 3D à condition de la rendre accessible financièrement et simple à utiliser. La dernière des imprimantes Dagoma, la Neva, sortie en mai 2017, est probablement la plus simple de sa génération : un bouton unique, une fonction pause et des millions de modèles gratuits en ligne pour 499 €. Le tout produit à Roubaix… ou en Californie, où les frenchies viennent d’implanter une nouvelle unité de production.

Chiffres clés Dagoma

Effectif : 60.

2,15 M€ de chiffre d'affaires en 2016.

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