Le meilleur de Viva Technology 2017

Le meilleur de Viva Technology 2017
Les fleurons du CAC 40, 6 000 startups, 68 000 visiteurs… et une promesse de 10 milliards d’euros dédiés aux jeunes pousses faite par le président de la République Emmanuel Macron : la deuxième édition de Viva Technology a tenu ses promesses. Vivement Viva 2018 !

7 disruptions qui convergent
au lab d'EY

À La Défense, le lab d'EY est centré sur la production de solutions innovantes. Le meilleur de ces innovations était présenté à VivaTech. Avec un mot d'ordre : la convergence entre des industries et des technologies qui font disparaître les frontières sectorielles classiques

Open Innovation

La plateforme est open !

La philosophie de la nouvelle plateforme Open Innovation d'EY, c'est encore Luc Declerck, country manager à EY CogniStreamer, qui en parle le mieux : « La plus grosse frustration pour les startups, c'est d'accumuler des hackathons. Elles vont jusqu'à la démonstration de faisabilité (proof of concept), mais après, il ne se passe rien. Nous, nous avons défini des problèmes à régler pour nos clients et nous cherchons des startups pour co-créer avec elles, dans notre lab, ces réponses aux besoins de nos clients. On leur propose du business, pas des médailles en chocolat ! »

La preuve par la startup Diota (photo suivante).

Industrie 4.0.

EY augmente la visibilité des startups de la réalité augmentée

L'industrie 4.0., c'est le quotidien de Thomas Perpère, responsable des partenariats chez Diota. Sa startup superpose du contenu virtuel sur du réel… en temps réel. Sur l'image, on voit comment Diota intervient au sein d'un processus de production dans l'industrie navale : « C'est un secteur que nous ne connaissons pas, mais travailler avec EY apporte une véritable complémentarité des expertises. Et notre discours devient crédible. On ne pouvait pas s'adresser à certains comptes avant ce partenariat avec EY… »

Cybersécurité

EY dégaine sa cyber arme fatale

La Cyberintelligence développée par EY intervient pour renforcer les capacités d'anticipation d'attaques informatiques de plus en plus industrialisées. Olivier Patole, expert en cybersécurité, détaille l'arme fatale d'EY : « Nous avons développé un outil qui récupère des informations sur les plateformes Web du commun des mortels, mais aussi sur le « deep Web » et « dark Web ». On va ensuite organiser ces informations sur un graphe de connaissance. Et enfin, on identifie les différents scénarios d'attaques potentielles comme les usurpations d'identité à partir d'une boîte mail ou de réseaux sociaux. » Ainsi, EY repère en amont les nouvelles menaces pour actualiser les répliques.

Blockchain

EY suit la chaîne de blocs à la trace

« On a passé le mur du son ! » Jérôme de Tychey, en pleine geek attitude sur la photo, expert blockchain au lab EY en France, a toutes les raisons de se féliciter. La dernière application d'EY est un système de traçabilité des biens tout au long de leur vie. « Un moteur, par exemple, aura un numéro d'authentification stocké dans la blockchain qui donne sa date de construction, les noms des techniciens qui sont intervenus dessus (identifiés par des pseudo avec des nombres aléatoires), le nombre de kilomètres, ses modifications. »

Des infos utiles à partager en toute sécurité pour les constructeurs, les garagistes, les particuliers, les assureurs…

Retail & paiement

Vers la fin du cash ?

« En Chine, WeChat est un social media… et un moyen de paiement. Vous pouvez faire vos courses au supermarché avec cette appli. Plus besoin de cash ou de carte de crédit. Même la génération de mes parents s'y est convertie… » C'est James Xi Xu, innovation manager chez EY, qui le dit.

Et ce n'est qu'un des aspects des nouveaux moyens de paiement détaillés par les experts EY à VivaTEch qui sont en train de bouleverser le monde du retail : du peer to peer aux implants…

Robotisation

Les robots, une nouvelle force de travail

Avec Robotics Process Automation (RPA), EY propose aux entreprises un système de robotisation des tâches numériques aux multiples vertus : les robots travaillent avec l'architecture existante, ils sont disponibles 24 h sur 24 et 7 jours sur 7, l'intégration des data coûte jusqu'à 70 % moins cher, ils soulagent les humains dans les process les plus répétitifs…

Smart cities

Les mobilités du futur

34 % des Français considèrent que les services de mobilité sont prioritaires dans le développement des smart cities. Associé EY, spécialiste du secteur

ublic, Philippe Rambal détaille toutes les disruptions qui vont révolutionner les transports dans les villes du futur : les véhicules autonomes électriques, le car sharing (autopartage), l'Internet des objets… et la manière dont toutes ces innovations convergent autour du consommateur / citoyen.

Caroline Das-Monfrais

Global strategy leader – Industry Futures EY

Crédit photo : Glen Recourt

« Avec la convergence, nous dépassons notre dimension de conseil pour devenir co-créateur »

Les industries et les secteurs qui, traditionnellement, s’ignoraient, changent aujourd’hui leur modèle et explorent de nouveaux mondes grâce aux évolutions technologiques. C’est ça la convergence, et chez EY, Caroline Das-Monfrais est une experte de cette nouvelle spécialité de stratégie globale.

La convergence, est-ce l’alliance d’un vieux modèle économique avec une nouvelle technologie comme Uber, qui réinvente le taxi avec une plateforme sur mobile ?

Uber est une pièce du puzzle. Mais le futur est encore plus intéressant. J’ai récemment rencontré un client qui a passé plus de vingt ans dans l’industrie aérospatiale. Son job, pour une puissance économique importante, était de penser non seulement aux voitures connectées mais à ce qu’elles deviendront dans l’espace aérien. Car, oui, elles seront bientôt en l’air… Les voitures vont-elles créer des avions ? Les avions vont-ils se transformer en voitures ? Comment organisera-t-on la régulation et la sécurité dans l’espace au-dessus des villes ? La leçon à retenir, c’est que l’innovation technologique fait bien sûr partie du puzzle. Mais les vraies questions résident au niveau des répercussions commerciales et humaines.

Quelles sont les quatre convergences sur lesquelles vous travaillez ?

La première problématique, c’est la santé et le bien-être. On passe d’un monde généraliste à un monde de précision. On vit une révolution copernicienne. Avant, on était malade, on allait se faire soigner. Aujourd’hui, on ne veut plus tomber malade. Ce qui change complètement les dynamiques de marché ! La technologie a aussi transformé ce marché local en marché global. On n’est plus obligé d’aller voir le médecin du village… quand on peut prendre un rendez-vous avec un spécialiste sur Skype en Inde.

Deuxième convergence : le futur des villes et donc la mobilité, les transports comme l’occupation de l’espace. Ces innovations sur l’espace urbain des grandes agglomérations seront radicales. Dernièrement, une professeure du MIT me racontait qu’elle travaillait sur des technologies pour faire bouger les buildings en fonction du vent et de l’exposition solaire.

L’évolution des paiements est également spectaculaire. On explore en ce moment les paiements invisibles avec des bracelets… ou des implants dans le corps. Mais le plus intéressant, c’est que le paiement n’est plus forcément financier. On peut payer avec de la data, et bientôt avec de l’énergie qu’on aura produite avec sa voiture ou sa maison.

La dernière problématique concerne l’investissement. Les gens vivent plus longtemps et veulent gérer leur bien-être comme leurs finances, sans forcément suivre le parcours classique : vingt à trente années d’études, puis un job non-stop, et à la retraite, on espère enfin profiter de la vie ! Maintenant, on peut imaginer prendre de petites retraites tous les cinq ans, avec six mois de congés. Et pourquoi pas une « gamification » des produits financiers.

Quel est le rôle d’EY dans ces bouleversements ?

Pour aider nos clients qui se trouvent confrontés à ces énormes disruptions, nous appréhendons les nouveaux marchés, repérons les acteurs et estimons les impacts sur le business, nous repensons aussi les business models. Bref, on ne parle pas que de philosophie ! Pour gagner au jeu de la convergence, il faut être dans une dynamique d’écosystème. Nous ne sommes donc pas seulement des accompagnateurs. Nous travaillons en partenariat avec nos clients pour créer des solutions et parfois des produits.

Avez-vous aussi un rôle de marieur pour unir des secteurs qui, a priori, ne se parlaient pas ?

Oui, et aussi un rôle de stratégie, de communication… et un rôle de « so what ? » ! Une fois qu’on a compris ce qui se passe, que fait-on ? Quand commence-t-on ? Où investir ? Ce sont des questions compliquées pour des entreprises qui ont parfois des centaines d’années d’existence, d’excellents produits, des millions de consommateurs et une croissance remarquable. Notre rôle est alors de les aider à évoluer sans sacrifier ni le court terme, ni le long terme. Nous dépassons alors notre dimension de conseil pour devenir co-créateur.

Crédit photo : Glen Recourt

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