Anne-Sophie Barthet, une iconoclaste engagée sur les pistes

La rédaction de Questions de transformation- 08 mars 2019

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Anne-Sophie Barthet, une iconoclaste engagée sur les pistes
Membre de l'association La Pro Earth Team pour la préservation de l'environnement, la skieuse de 31 ans, retraitée le mois prochain après ses derniers championnats de France, partage alors sa contrariété en poème sur les réseaux sociaux. Pour cette Toulousaine, licenciée à Courchevel depuis son adolescence, la manière, en sport, vaut parfois mieux que le résultat. La manière, c'est aussi savoir profiter de sa position pour défendre ses valeurs. Perchée sur ses cieux alpins d'entraînement, la récente 11e du combiné alpin des Mondiaux d'Are, en Suède, prend le temps d'alerter sur le réchauffement climatique : « On n'a pas l'impression que le ski est un sport d'avenir. On a l'impression de voir les vestiges de ce qu'était un glacier avant. On est les premiers à assister en "direct live" aux conséquences du réchauffement climatique et on se sent impuissants », constate, amère, la membre du Supervisory Board chez priME Academy AG.

Bachelière scientifique au pôle France d'Albertville, puis diplômée d'un DEUG LEA à l'université de Grenoble, la championne de France de Super-Combiné en 2013 ne se distingue pas seulement par ses tenues originales et ses chapeaux, sur les pistes. Conférencière, Anne-Sophie Barthet a toujours su garder du recul et se remettre en question, comme si, finalement, malgré les efforts fournis pour performer, il y avait plus essentiel que le chrono. « J'ai testé toutes les longueurs de ski, je me suis amusée sur toutes. Il y a eu pas mal de périodes compliquées, j'ai connu tout ce qu'il ne fallait pas faire. Mais je retiens que ma carrière a été assez longue. Je peux en être fière »,déclarait-elle après sa sortie de piste lors de la descente du combiné de Crans-Montana, fin février. Deux ans plus tôt, la troisième du combiné de Soldeu (Andorre) en 2016 s'était fracturée le péroné à quelques minutes du départ du combiné olympique. La vice-championne de France de slalom en 2017 profite alors de sa blessure pour faire un stage dans le conseil chez EY. « Merci à tous ceux qui m'ont permis d'avoir l'envie au départ et le sourire à l'arrivée », lance-t-elle un an plus tard, après ses derniers Mondiaux. Le verre à moitié plein, c'est chez elle une philosophie de vie.

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Olivier Macard

associé EY, en charge du secteur Distribution et Consommation pour la France
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