Emmanuelle Collet, la blockchain pour protéger les produits de luxe

La rédaction de Questions de transformation - 19 juillet 2019

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Emmanuelle Collet, la blockchain pour protéger les produits de luxe
Avec des « si », on peut refaire le monde. Ou bien créer une startup, au choix. Car l'idée d'Arianee, Emmanuelle Collet l'a nourrie en équipe sur cette conjonction. « Et si, avec la blockchain, nous créions une représentation numérique des titres d'authenticité et de propriété de nos biens les plus précieux pour les connecter au réseau ? À l'instar d'un iPhone volé, nous pourrions immédiatement, en un clic, le déclarer volé, freinant ainsi sa revente. » En juillet 2017, le projet Arianee voit donc le jour. Après avoir dirigé le département digital d'une ancienne filiale de Bolloré puis le département média pour l'ensemble des pays de la maison Omega, Emmanuelle Collet se lance dans la blockchain. « Nous vivons dans un monde de plus en plus connecté. Nos objets sont reliés à des réseaux qui permettent d'interagir avec eux. Cela étant dit, certains d'entre eux n'ont pas vocation à embarquer de la technologie pour être connectés. Ils appartiennent au monde physique et sont épargnés par cette hyper-connexion. Inexorablement, ils sont donc sujets au vol et à la contrefaçon. Dans un monde où Arianee serait déployée sur l'ensemble des objets de valeur, plus personne ne pourrait faire l'acquisition d'un bien volé ou contrefait », explique la titulaire d'un MBA à la Sorbonne.

Pensé comme un écosystème ouvert au sein d'une association loi 1901, Arianee met en libre-service un protocole open source qui permet d'enregistrer sur une blockchain une représentation numérique unique d'un objet physique, « par exemple une montre, un sac à main, un vêtement de haute couture, un parfum, un bijou ». « Ce certificat d'authenticité et de propriété est inviolable. Il va permettre à la marque de rester éternellement en relation avec le porteur de l'objet de manière anonyme puisque, à aucun moment, nous, les consommateurs, n'aurons besoin de fournir nos données privées », ajoute la diplômée en marketing international de la Skema Business School. Passée par Havas Digital Media et l'agence Oconnection, la cofondatrice d'Arianee est persuadée que la blockchain – « qui permet de distribuer la donnée pour la protéger en rendant le pouvoir à ceux à qui elle appartient, les porteurs d'objets » – peut révolutionner l'industrie du luxe : « Avec l'accroissement des ventes de seconde main et du marché gris, cette technologie va permettre à l'industrie de récupérer la main sur ses produits, quel que soit le canal de distribution. Évidemment, dans une industrie où l'authenticité est au cœur des inquiétudes des acheteurs, apporter une couche supplémentaire de transparence et de traçabilité fluidifie les échanges économiques. »

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